Border Terrier

Border Terrier

Les origines du Border Terrier

Border terrier
Border terrier

Chien de travail avant tout, capable de suivre un cheval à la course malgré sa taille ( il est l’un des plus petits Terriers d’origine anglaise ), le Border porte le nom de la région dans laquelle il fut élevé pendant de longues années avant d’être connu du grand public : la frontière ( border ) entre l’Ecosse et l’Angleterre. Cette région, située au pied des monts Cheviott, a donné son nom à une autre race de chiens : le Border Collie, ou Collie Nain, chien de berger et gardien de troupeau du sud de l’Ecosse, qui n’a aucun lien de parenté avec le Border Terrier. Robuste, courageux, heureux de vivre, celui ci est doté d’une vitalité peu commune et d’un tempérament de chasseur hors ligne.
Dans cette région vallonnée où les fermes étaient disséminées à travers la campagne, ce qui rendait leur surveillance difficile, les fermiers l’utilisaient essentiellement pour se débarrasser des renards, fort amateurs de volaille, de moutons et même de veaux de lait. Bien protégé de la pluie et des intempéries par le double manteau de son sous poil serré et de son poil dense et dur, le petit Border ne craignait pas de passer de longues heures dans cette campagne humide et froide. Pour suivre à la course le chasseur à cheval, il fallait un chien léger, avec des pattes suffisamment longues pour ne pas sentir la fatigue. Ce petit chien d’une endurance exceptionnelle, remuant et courageux, puisait dans son tempérament accrocheur suffisamment d’énergie et de hargne pour s’attaquer avec audace au renard, même si celui ci avait réussi à trouver refuge sous terre, dans sa tanière. Patient, obstiné même, avantagé par sa petite taille, il pouvait rester aux aguets devant un terrier tout le temps nécessaire avant d’attraper sa proie dans ses solides mâchoires pour la mettre hors d’état de nuire.
Sa façon de travailler est très proche de celle du Lakeland Terrier. Il a d’ailleurs toujours existé une très grande rivalité entre chasseurs possédant un chien de l’une ou l’autre de ces races. Le Border Terrier ne se contente pas de chasser le renard, il peut s’associer en meute avec d’autres Terriers et des chiens courants. Souple, fort, actif, il sait aussi traquer le blaireau, la martre ou la loutre, ne faisant pas de cadeau à celle ci malgrè leur lointaine ressemblance de « visage ».

Border Terrier
Le Border Terrier, un chien rustique

Bien que de nombreux Terriers ressemblant au Border actuel apparaissent sous le pinceau de certains peintres à la fin du XVIIeme siécles, ses origines ne sont connues avec une quasi-certitude qu’à partir du milieu du XIX eme. Employé comme Terrier, il existait déja, pense t’on, dans le Westmoreland et le Cumberland. Auparavant, la littérature ne fait état que de l’histoire commune à toutes les races de Terriers confondues. On peut affirmer qu’il existe un ancêtre commun au Lakeland, au Bedlington, au Dandie Dinmont et au Border. La race a porté différents noms dont Reedwater Terrier, Coquetdale Terrier. Le Resdesdale, entièrement blanc, disparu aujourd’hui, a participé à la création de la race et serait responsable des tâches blanches présentes parfois sur certains chiots. C’est en 1880 que le nom de la race s’impose. Et c’est en 1913 que Mosstrooper, un Border Terrier appartenant à Mlle Mary Rew, fut le premier à être enregistré par le Kennel Club dans la catégorie « Autres variétés de races anglaises ou étrangères non classées ». Ce n’est que sept ans plus tard, en 1920, que la race fut homologuée comme telle, après avoir participé à de nombreuses expositions. Peu répandu en dehors de la Grande Bretagne, le Border Terrier s’est bien implanté en Suède, un peu en Amérique du Nord et en Afrique du Sud.

Caractère et éducation du border terrier

Border Terrier
Chiot du Bois Caiman

Le Border terrier est un petit chien hyper sensible, très affectueux, démonstratif mais mesuré dans ses effusions, il ne pense qu’à faire plaisir à ses maîtres et n’aime pas être loin d’eux.

C’est le compagnon idéal des enfants avec qui il peut passer des heures à jouer, à courir et faire le clown.
Par contre, il est très calme à la maison, peu aboyeur et attend patiemment que vous soyez disponible pour aller promener ou jouer.
Il aime les longues balades, les jeux, tous les sports, l’ agility où il excelle, l’obérythmée, le fly ball.
Il accepte facilement la vie familiale à la ville aussi bien qu’à la campagne.

Le border terrier est un petit chien obéissant, il suffit de lui intimer l’ordre sans le brusquer et d’un ton ferme, il est intelligent, comprend rapidement et essaie de vous satisfaire au maximum.
C’est un petit chien rustique que l’on peut emmener partout, il est calme et sociable avec ses congénères et les autres animaux de la maison.

 » Il ne faut jamais oublier que c’est un chien de travail et avant tout un Terrier. « 

D’un caractère très sociable, sachant s’adapter à un espace restreint, le Border Terrier, bien que vif, est devenu aujourd’hui un chien de compagnie apprécié pour sa petite taille, sa gentillesse, l’amour qu’il porte à son maître, son adoration pour les enfants, sa tolérance vis à vis des autres animaux. Mais à la seule vue d’un renard, d’un rat, d’un lapin il retrouve d’un coup sa nature de chasseur redoutable et féroce.

Le physique du border terrier

Border Terrier
Nana du Bois Caiman

Le plus impressionnant chez le border terrier est peut-être sa tête. En effet, comme le précise clairement le standard de la race, sa tête ressemble à celle d’une loutre. Complétée par de petites oreilles en forme de « V », la frimousse du Border Terrier est très spécifique et inoubliable. Le poil de ce petit chien est dur, sa robe peut-être rouge, froment, grisonné et feu ou bleu et feu.

La queue du Border doit être portée gaiement ce qui renforce l’aspect sympathique que dégage ce petit chien au corps haut, étroit et assez long. C’est un athlète taillé pour la course et l’endurance.

Le poids du standard officiel, nous rappelle les origines anglaises de la race est donné en livres. Le mâle pèse entre 13 et 15,5 livres soit entre 5,9kg et 7,1kg. La femelle un peu plus légère pèse entre 11,5 et 14 livres, soit entre 5,1kg et 6,4 kg.

Santé

Le Border terrier est un chien rustique qui n’a pas de problème de santé particulier, sa durée de vie en moyenne est de 13 ans mais il peut atteindre allégrement les 18 ans.
Une visite annuelle pour les vaccinations chez le vétérinaire est bien suffisante.
Ne pas oublier de le vermifuger régulierement et de le protéger des puces et des tiques.
Doté d’un appétit solide, il ne doit pourtant pas manger trop de viande mais une nourriture parfaitement adaptée à sa race.

Très solide et rustique, il n’a pas de problème de santé particulier, il vit généralement assez vieux, souvent plus de 15 ans, sans même être atteint par les maladies touchant les chiens âgés.

Le toilettage du Border Terrier

Border Terrier
Le Border Terrier a un poil dur

Le Border Terrier possède une fourrure composée d’un sous poil doux, court, fin et abondant et d’un poil de couverture dur et intense.

Lorsque le poil de couverture arrive à maturité et meurt ( longueur d’environ 4 à 5 cm ) le Border Terrier ne mue pas naturellement, il est donc nécessaire de l’y aider par une épilation.
Le rythme des épilations peut varier de deux épilations annuelles qui donneront un excellent manteau à un Border destiné à la compagnie, mais si vous souhaitez exposer votre Border, trois épilations par an seront nécessaires afin de lui conserver un aspect net.

En dehors des épilations, le Border Terrier ne nécessite que peu d’entretien.
Une fois par semaine un coup de brosse
Si nécessaire couper les griffes à l’aide d’une pince à ongles
Vérifiez régulierement l’état de ses dents et si besoin faire sauter les légers dépots de tartre.
Si nécessaire, vous pouvez laver votre Border avec un shampoing pour chiens à poil dur, le mieux après chaque épilation.

Aptitudes du Border Terrier : la chasse au renard

Border Terrier
Le Border est un Terrier

Pièges, poison, enfumage du terrier, chasse, sont autant de moyens de détruire le renard réputé malfaisant parce que grand amateur de poulets et de petit gibier. La chasse à courre se pratique encore en Grande Bretagne et dans quelques provinces de France. Mais on chasse aussi le renard à tir ou à l’affût en se postant près des orifices du terrier une fois que celui ci a été repéré. Traqué dans sa tanière par des Teckels ou des Terriers dont le Border, le renard, contrairement au blaireau qui n’hésite pas à se mesurer au chien qui le pourchasse, cherche à éviter tout contact avec son poursuivant. Son premier réflexe est de se réfugier dans le trou le plus proche, qu’il s’agisse d’un terrier ou d’une simple cavité au creux d’un arbre. Le chien s’y précipite à sa suite en aboyant, en le forçant à s’enfuir par une autre issue où l’attendent les chasseurs.

« Faire sauter le renard » est l’expression consacrée pour ce genre de chasse. Si le renard est pris dans un cul de sac, a lieu alors un face à face entre renard et chien. C’est là que le Border fait la preuve de son courage. Il saisit son adversaire à la gorge pour l’étouffer et le tire ensuite hors du terrier. Cette chasse où chien et renard sont en contact étroit est déconseillée dans les régions où sévit la rage.

Copyright textes et photographies : © Michèle RAMON

Élevage du Bois Caiman
Michèle RAMON
5, rue des Tuileries
59158 Flines-lez-Mortagne – France
Tel : + 33 (0)3-27-26-08-23
www.bois-caiman.net

Autour du Border terrier :

Livre
Coussin Keep Calm
T-shirt imprimé border terrier

Scottish Terrier

Les origines du Scottish Terrier

Les origines du Scottish sont obscures, même si un Ecossais farceur prétendait que : « le Scottish terrier vivait dans les Highlands quand l’Europe subissait l’occupation romaine et même quand Abraham cheminait vers Canaan » !!
Une race de petits terriers à poil dur, élevée principalement pour le travail vivait il y a une centaine d’années, dans les Western Highlands et les Hébrides.
Des peintures, datant de 1850, prouvent que le type des Highland terriers était très varié. Certains étaient hauts sur pattes, d’autres près du sol, les oreilles étaient droites ou semi tombantes, par contre la queue était invariablement portée gaiement, il existait toutes sortes de robe : poil court, raide ou ébouriffé, peu fournie ou abondante.
La première référence littéraire de ce petit terrier date de 1815, dans un livre d’histoire naturelle, l’auteur fait mention d’une femelle « Scotch terrier à poil dur » appartenant au Gouverneur du Surinam.
En 1937, dans « History of Britain quadrupeds », Thomas Bell décrit deux races distinctes existant en Grande Bretagne à cette époque. L’une de ces races est probablement l’ancêtre des Black and Tan, Manchester et Fox terriers. La seconde appelée « Scotch terrier à poil dur » différente de la première par son poil dur et rêche, ses pattes courtes et solides, sa couleur est généralement blanc sale avec des variantes. Il est admis que ce terrier à courtes pattes serait l’ancêtre des terriers écossais : Scottish, Cairn, West Highland, et probablement du Yorkshire.
La première exposition canine date de 1859 mais il faudra attendre encore une vingtaine d’années pour que soit créée la classe « Scotch terrier à poil dur ». A peu près à la même époque fut rédigé le premier standard. Un fait important est à noter, ce sont les couleurs reconnues : variation de toutes les teintes de gris, bringés, la meilleure couleur étant le bringé roux avec un museau et la pointe des oreilles noires.

 » Il n’est jamais mentionné la couleur noire qui n’apparaîtra que vers 1890, et qui ne deviendra populaire que vers 1930. « 

Ce type de Scottish terrier se développa dans les régions d’Ecosse : Blackmount part of Perthshire, Moor of Rannoch, et les districts avoisinants. Vers 1880 un certain Captain Mackie se rendit dans ces contrées à la recherche de terriers. Il rendit visite aux chasseurs de renard qui avaient les mêmes lignées de terriers depuis plus de 60 ans, et les chiens qu’il acheta furent ceux qui fondèrent la race actuelle.
Un des premiers géniteurs fut Bonnacord, champion de 1879/1880. Il eut un fils Rambler qui fut très utilisé comme étalon. Rambler produisit de nombreux champions et particulièrement deux mâles, nés à l’élevage Gouroch appartenant au Captain Mackie et à Mr Mc Call, les Champions Dundie et Alister. Dundee était le résultat du croisement de Rambler et de sa demi-sœur, Alister du mariage de Rambler et de l’une de ses petites-filles.

Chiots Scottish Terrier
Portée de Scottish Terrier de l’élevage Kinloch
Photo : © Chantal LE PAPE

Ces deux chiens sont considérés comme les piliers de la race. Ils étaient de type très différent, et produisirent des chiens également très différents. Dundee était bringé, d’un poids de 24 livres, de construction puissante et ayant des oreilles larges. Alister, par contre, était plus léger, et étrangement, puisqu’à cette époque la couleur était inconnue, il était noir.

Lorsque l’on reprend la description du standard établi en 1879, les caractéristiques principales sont les mêmes qu’aujourd’hui : « très musclé, taillé pour un travail ardu, de la sagacité, intelligent, courageux en toutes circonstances… », « La tête est très longue, le museau très puissant…les yeux sont foncés, bien enfoncés dans la tête, noisette foncée, brillants et expressifs avec des sourcils importants… les oreilles très petites, dépourvues de longs poils ou de frange… », « Le corps donne une impression de puissance… il est couvert d’un poil dur, très dense et résistant aux intempéries… » A cette époque, le Kennel Club autorisa l’épilation, et l’usage du couteau, ciseaux etc. ainsi les robes abîmées devinrent plus abondantes, plus longues et quelquefois ondulées.
En 1883, le Scottish terrier Club de Grande Bretagne fut fondé par H.J. Ludlow, suivi en 1888 par le Scottish Terrier Club d’Ecosse. Les deux associations adoptèrent le même standard.
Avec le temps la couleur noire devint la plus populaire, et de 1927 à 35, il était presque impossible de trouver un champion d’un autre coloris.
A la fin du 19e siècle, Robert Chapman fit son entrée dans l’histoire de la race, il laissera une trace indélébile dans son développement. Il éleva son premier champion Heather Queen en 1896, il s’occupa de son élevage Heather jusqu’à sa mort, celui-ci fut repris par ses fils jusqu’en 1944.

En France, le Scottish connaîtra sa popularité dans les années 30, grâce à Pol Rab qui l’immortalisera, sous sa plume, avec son facétieux cousin le Fox Ric, sous le nom de Rac. Longtemps ce nom restera comme appellation populaire de la race. Entre les deux guerres, il sera une fois de plus célèbre quand il deviendra, avec le Westie, le symbole de la célèbre marque de whisky Black and White.
Vers 1950, deux femmes commenceront l’élevage : Mme Dufau-Salles (Affixe Crizy Baita) et surtout Mme Williams et son élevage « de Ramby ». Peu nombreux étaient les scottish à cette époque.
Dans les années 70, ils étaient plus présents dans les expositions où les inconditionnels de la race se disputaient les premières places.

 » De nos jours, les naissances de Scottish terriers sont encore peu nombreuses.

Ceci est surtout dû aux difficultés de reproduction liées à la race, les césariennes étant fréquentes.
Contrairement à la Grande Bretagne, la progression des naissances n’a pas subi la même évolution que celle de ses cousins Cairn et Westie. Cela s’explique, peut être, par le fait que son physique et son caractère ne font pas l’unanimité, et qu’il reste le chien d’une minorité d’inconditionnels de la race, ne nous en plaignons pas !

Le caractère et éducation du Scottish terrier

Le Scottish a un look bien particulier qui le fait ressembler à un vieux colonel anglais. Son air distant en décourage plus d’un, d’autant plus qu’il ne fait aucun effort pour séduire les étrangers qui l’intéressent peu.
Il ne faut pas se fier à son air un peu snob, en réalité, il est très gai, très enjoué, capable de toutes les facéties, et il possède une forte personnalité.
Très jeune, il surprendra son maître par sa maturité. Il fait très peu de bêtises, mais n’est pas pour autant « bonnet de nuit », il participe avec entrain aux jeux des enfants.
On pourrait le croire têtu, ce qui est faux, en réalité, il obéit à son heure. Ce n’est pas du tout un chien soumis, mais il connaît toutefois les limites à ne pas dépasser. Il déteste que l’on chamboule ses habitudes.

Scottish Terrier froment
Scottie issu de l’élevage Kinloch
Photo : © Chantal LE PAPE

Vous n’obtiendrez rien de lui si vous le punissez ou le grondez sévèrement, il faut savoir user de ses faiblesses.

Parmi la famille il choisira son maître, avec lequel il aura des rapports privilégiés différents d’avec le reste des autres membres de la famille auxquels il sera aussi très attaché mais avec qui il aura un autre comportement.
C’est un excellent gardien qui sait défendre sa propriété. Sa voix est impressionnante pour sa taille et les intrus devront se méfier de ses mâchoires puissantes.
Il n’est pas très sportif, il est préférable de limiter la longueur des promenades car, avec ses courtes pattes, il se fatigue vite. Il adore l’eau, il faut donc être très vigilant car nombreux sont les Scotties qui se sont noyés dans les piscines privées.

 » Il faut être diplomate et avoir une bonne dose d’humour pour supporter son flegme britannique. « 

Le Scottish de couleur froment est plus vif et plus enjoué que ses cousins noirs ou bringés, même lorsqu’il vieillit il reste toujours très gai. Il semble que ce soit plus lié à ses origines qu’à la couleur car il y a des noirs, issus de froment, qui ont le même comportement. En effet, les froment sont en grande majorité issus de lignées américaines, où les éleveurs avaient surtout travaillé pour obtenir des chiens de concours avec du « punch ».
Le Scottie n’est donc pas le chien de n’importe qui car il a un fort caractère.

Le physique du Scottish terrier

Aspect général
La ligne de ce chien est particulièrement remarquable. Il faut le génie d’un Ecossais pour avoir réussi à obtenir avec des croisements judicieusement choisis un chien si typé qu’il est presque devenu une caricature !
Terrier destiné à la chasse sous terre, même s’il est devenu aujourd’hui un chien de salon particulièrement prisé par des amateurs de chien hors du commun, sa morphologie est adaptée à ce sport : corps trapu, petite taille, membres courts.

Scottish Terrier noir
Gaterin By George Kinloch
Photo : © Chantal LE PAPE

Tête

Peu de chiens ont une tête aussi exceptionnelle que la sienne : un rectangle. Elle doit être longue mais bien proportionnée, le crâne et le chanfrein sont d’égale longueur et parallèle, le stop doit être léger mais bien net. La tête est étroite mais proportionnée à la longueur, et celle-ci doit s’harmoniser avec le corps.

Oreilles
Un mauvais port d’oreilles détruira tout l’ensemble de la tête. Elles ne doivent être ni trop grandes, ni trop petites, et peu larges à la base.

Yeux
Ils sont très expressifs et reflètent l’intelligence du chien. Ils ne doivent jamais être ronds et globuleux. Un œil clair est un défaut, mais peut être toléré chez un chien de couleur froment ou bringé clair.

Mâchoires
Les mâchoires du Scottie sont impressionnantes, il est surprenant de trouver des dents aussi grandes sur un si petit chien. L’articulé doit être parfait, les incisives supérieures recouvrant dans un contact étroit les inférieures. Les incisives ont la particularité d’être en forme de fleur de lys.
Il n’est pas accepté de prognathisme inférieur (grignard) ou supérieur (bégu) ni de bord à bord.

Corps
Le dos est court. Le rein puissant. Un Scottie doit être le plus près du sol possible, de type « basset » contrairement au Westie ou Cairn. La ligne de dos doit toujours être parfaitement droite. Il est très compact et la tendance veut qu’il soit « enveloppé », on de doit jamais sentir les côtes. Un chien trop maigre paraître long. Une éleveuse réputée disait « on doit pouvoir jouer aux cartes sur le dos d’un Scottie ! »

Queue
Nous n’avons pas de taille précise pour celle-ci mais elle doit être moyenne, toujours proportionnée au corps. Une queue légèrement courbée est acceptée, ce qui arrive lorsque le chien a tendance à s’exciter à l’approche de ses congénères. Certains propriétaires s’inquiète de ce que leur chien n’ait pas la queue droite toute la journée. Le port de queue est un état d’esprit du chien, s’il est gai : elle sera droite, s’il a fait une bêtise : elle sera basse, s’il a peur : elle sera entre les pattes.
Elle est naturelle, jamais écourtée, et ne doit jamais être couchée sur le dos.

Poil
Le poil est double : un sous-poil court et un poil de couverture dur pour former une protection aux intempéries.
Les chiens vivant dans les appartements surchauffés n’ont pas besoin de se prémunir contre le froid contrairement à leurs ancêtres ou aux chiens vivant en élevage, aussi leur sous-poil est souvent pauvre.
Le poil doit être naturellement dur, mais des shampoings, mal appropriés, répétés ou des tontes fréquentes ont raison des meilleures qualités de robe.

Couleur
La couleur la plus répandue et la plus demandée est bien entendu le noir qui n’est d’ailleurs pas la couleur initiale puisqu’à l’origine ce chien était bringé. Cela explique la présence de poils clairs dans des robes noires, et que le noir ne soit pas dominant dans les mariages entre bringé et noir. Le bringé comporte toute une gamme de coloris variant du presque noir, au gris plus ou moins foncé, jusqu’au bringé roux ou blond.

Scottish Terrier
Scottish terrier de couleur froment
Photo : © Chantal LE PAPE

Si le noir a les faveurs du public, les amateurs ont généralement une préférence pour le bringé, car la qualité du poil est bien supérieure : plus dur, plus fourni. La peau est plus saine que chez le noir qui a tendance aux pellicules.

La troisième couleur, la plus rare, est le froment. Peu fréquente car pour l’obtenir les deux parents doivent être porteurs du gène froment qui est récessif.
Depuis une quinzaine d’années, le froment s’est bien développé en France, et nombreux sont les champions de France de cette couleur.
Le froment a une qualité de poil exceptionnelle, sa peau est très saine et contrairement au noir, n’a pas d’odeur.

Poids et taille
Nous avons eu pendant des années des chiens beaucoup trop lourds, bien en dehors du standard. La tendance s’est inversée et l’on trouve souvent des trop petits gabarits. Il faut donc veiller à ce que l’élevage français produise des sujets bien dans le standard. Hauteur au garrot de 25,4 cm. Poids de 8,6 à 10,4 kg.

La santé du Scottie

Un peu plus sophistiqué que ses cousins, le Scottie est un peu plus fragile au niveau santé, il faut donc être rigoureux dans son alimentation, lui donner une nourriture bien adaptée et ne pas en changer.
Certains sujets ont tendance à avoir des pellicules et le poil gras, surtout chez les noirs. Vous lui donnerez donc des bains avec un shampoing spécial et veillerez à bien entretenir sa fourrure.
Le Scottish ne vit pas très vieux, environ une douzaine d’années, bien sûr il y a toujours des exceptions mais ceux qui dépassent l’âge de 15 ans sont rares.

La crampe du Scottie
C’est une pathologie qui ne semble exister que chez le Scottie. Les symptômes ne sont pas faciles à mettre en évidence. Lorsque le chien se repose ou se livre à un exercice modéré, rien n’apparaît, mais lorsqu’il est énervé ou qu’il a beaucoup couru, son dos s’arque et sa locomotion devient difficile. La crampe du scottish peut se produire vers 6 semaines. Les chiens affectés par cette anomalie en montrent généralement les symptômes dans leur première année, il semblerait que cette crampe soit due à une lésion du système nerveux central. Des myorelaxants font généralement passer la crise.
L’anomalie réside dans le système nerveux, elle n’altère ni l’intelligence ni la vigilance de l’animal, ni sa santé, son espérance de vie n’en est en aucun cas raccourcie. Les Scotties atteints de cette crampe ne sont pas invalides et restent d’excellents chiens de compagnie. Il faut éviter les exercices trop violents et les causes d’énervement, ainsi les troubles n’apparaîtront plus ou peu.

La reproduction
L’explication du coût d’achat élevé d’un chiot de cette race, et du faible nombre de naissances, est principalement liée à sa reproduction.
Les mâles étant courts sur pattes, ont très souvent beaucoup de difficultés à saillir. Il est fréquent de devoir les aider soit naturellement soit en ayant recours à des inséminations artificielles.
Les césariennes sont très fréquentes car les chiennes présentent souvent une atonie utérine. Les chiots sont gros parfois plus de 300g, autant de facteurs qui entraînent des difficultés de mises bas.

Le toilettage du Scottish Terrier

Toilettage du Scottish Terrier
Toilettage du Scottish Terrier

 

  • Utiliser un couteau à épiler
  • A – Commencer par épiler sur le cou, juste derrière les oreilles.
  • B – Continuer sur le dos, épiler en descendant le long du cou et sur les épaules jusqu’au coude. Descendre en dégradé sur les côtés, et sur l’arrière-main.
  • C – Tailler la queue en carotte.
  • D – Tondre à la tête de coupe 3mm.
  • E – Arrondir le tour du pied.
  • F – Egaliser, si nécessaire, le dessous de la robe, et le tour des pattes avant.
  • G – Le poil du cou et de la poitrine sera tondu à la tête 3mm, à rebrousse-poil, descendre en biais légèrement sur l ‘épaule, jusqu’au coude.
  • H – La tête sera tondue à la 3mm, à rebrousse-poil, les sourcils et la barbe égalisés aux ciseaux.
  • I – Les oreilles seront tondues à la tête de coupe 1mm.

 

Portée de Scottish Terrier blancs et froments
Une portée sous l’affixe Kinloch
Photo : © Chantal LE PAPE

Textes : © Chantal LE PAPE
Photographies :

  • © Chantal LE PAPE

Élevage de Walescot
Chantal Le Pape
Le Boulay
27580 CHAISE DIEU DU THEIL – France
Tel : + 33 (0)2.32.32.67.47
www.terriers-ecosse.com

Autour du Scottish

Emporte-pièces pour pâtisserie

Sac shopping en toile (coton)

Livre sur la race du Scottish terrier