Jack-Russell

Le caratère du Jack-Russell

Le jack russell est avant tout un terrier de travail : c’est un sportif de petit gabarit, qui a du tempérament. Son caractère terrier est caractérisé par la hardiesse, le courage, la ténacité et le mordant. Ce n’est pas un énervé, mais c’est un chien qui a besoin de courir, de sauter, de chasser… bref, de se dépenser.

« Le jack russell est un grand chien dans un petit emballage. »

Soyez bien conscient que le manque d’activité lui « tape sur les nerfs »! Si vous voulez un chien de manchon, ne choisissez pas un jack, vous seriez malheureux, et lui aussi. C’est un chien qui implique un maximum de contraintes ; il est délicat à éduquer pour un néophyte, parfois impossible à lâcher tant il est chasseur.

Bien sûr, vous savez que prendre la responsabilité d’un chien est une charge quotidienne. Que même durant les grands froids, et les jours pluvieux, il vous faudra le sortir. Qu’il vous faudra correctement le loger, le nourrir, l’éduquer, lui proposer de l’exercice, et le faire suivre régulièrement par un vétérinaire… Ne vous laissez pas déborder et commencez tout de suite son éducation.

Le physique du Jack

« Tout ce qui est petit avec une tache sur l’oeil n’est pas un jack… »

Il est hélas notoire qu’on observe une grande disparité chez les jacks proposés à la vente. Entre les chiots importés à la santé malingre et vendus à peine moins cher dans des animaleries douteuses, et les vilains chiens hypernerveux, aux oreilles droites, ou démesurément grands proposés par des éleveurs peu scrupuleux qui ont choisi cette race « parce que ça se vend bien » et ont oublié de l’aimer, les acquéreurs potentiels ont toute la latitude pour se faire arnaquer. Et l’on ne parle pas des chiens non inscrits au LOF et qui – par définition – ne sont pas des chiens de race (la loi du 6 janvier 99 est là pour le rappeler : si dénommer jack un chien non LOF est désormais puni par la loi, acheter un tel chien exclut tout recours si l’animal s’avère ne pas ressembler – de par son physique ou son caractère – au jack précisément décrit par le standard de la race).

Pourtant le véritable jack est un chien bien fixé et tous présentent de grandes similarités qui permettent de le distinguer des nombreux ratiers à courtes pattes qui sillonnent actuellement nos trottoirs ! Les Australiens ont fixé un modèle à la fois élégant, plein de vie et de gaîté mais d’un caractère très agréable au quotidien. Absolument pas un chien excité.

Les oreilles du Jack RussellLe jack est plutôt rectangulaire, ce qui en fait un chien « cossu ». Facile à reconnaître, sa hauteur de pattes est égale à sa hauteur de poitrine. Ce n’est pas un saucisson, ni un ratier hyper actif mais un chien sélectionné qui allie un caractère calme à la maison, bien trempé – gentil et hardi, nous dit le standard – à une formidable vitalité toujours prête à s’exprimer dès qu’il vous accompagne dans vos activités d’extérieur. Il peut présenter toutes sortes de pelage : dur, lisse (avec un bon sous-poil) ou intermédiaire. Les connaisseurs apprécient le poil dur.

  • Taille idéale, 25 à 30 cm
  • Poids de 5 à 7 kilos
  • La hauteur de poitrine est égale à la longueur du membre antérieur
  • Les pattes torses sont un défaut éliminatoire, de même les pieds ne doivent pas tourner ni vers l’intérieur, ni vers l’extérieur
  • Le jack « Louis XV » est un non-sens et une source de futurs soucis de santé
  • Les oreilles sont retombantes contre le crâne ou en bouton
 Les oreilles du Jack Russell
  • Les muqueuses sont noires : les paupières sont noires, les lèvres aussi. A contrario, pas de yeux de « cochon » bordés de rose, pas de truffe, de lèvres et/ou de paupières vineuses (couleur chocolat)
  • Le jack est souvent coloré quoique l’idéal quant à la répartition des couleurs limitées à la tête et à la base de la queue.
  • Le jack tout blanc n’est pas recherché. Le standard indique chien blanc AVEC des taches.
  • Poil lisse, rêche ou brocken (intermédiaire)
  • Le tour de poitrine doit mesurer entre 40 et 43 cm.

De plus, il semble nécessaire de privilégier les éleveurs qui s’inscrivent dans un programme de contrôle des tares génétiques identifiées pour la race : luxation de la rotule, atrophie progressive de la rétine, cataracte, luxation du cristallin.

Les origines du Jack-Russell

Les premiers terriers arrivèrent en Australie dés 1880, y compris des chiens issus directement des lignées du Révérend jack. Parmi ces chiens importés des vieux chenils de chasse anglais, on retrouve Swithun et Fern qui accompagnaient en 1964 Alan Gwither et son épouse qui en 1972 fonderont le Jack Russell Terrier Club of Australia. Dans le début des années 60, Noel Wettenhall sous l’affixe Koonda est l’éleveur le plus connu et sa production est l’une des bases des premiers chiens enregistrés officiellement par le club de race.
Et les importations continuèrent durant tout le 20eme siècle.

Jack Russell
Un vrai Jack

En Australie où ce terrier est également très populaire, une association de race le « Jack Russell Terrier Club d’Australie », fondé en 1972 a atteint rapidement un nombre important d’adhérents avec des ramifications dans tous les Etats. Cette association de race est la première au monde fondée après la disparition du club d’Arthur Heineman.

Depuis sa création, ce club a enregistré plus de 7000 portées. A partir de 1981, des négociations s’engagèrent pour une reconnaissance officielle de la race entre le JRTCA et le Kennel Club Australien. Mais, avant que cela ne débouche, l’Angleterre adopte son standard officiel. L’Angleterre étant le pays d’origine de la race, ce standard fut accepté par l’Australie.

Mais cela posa problème aux éleveurs de ce pays : en effet, le standard officiel anglais excluait explicitement les chiens inférieurs à 30 cm, tandis que le JRTCA avait depuis plusieurs années encouragé ses membres à produire des chiens de 25,5 à 30 cm ! Un accord fut adopté et il y a maintenant deux variétés en Australie qui a été longtemps le seul pays, avec la Nouvelle-Zélande, à reconnaître officiellement une variété basse sur pattes.

Fin 1995, l’Australie engage une lutte d’influence au sein de la Fédération Cynologique Internationale pour que soit reconnu son standard du jack russell (entendu ici comme une variété à pattes courtes par opposition au Parson jack russell, variété à longues pattes). De même, en 1998, l’Irlande, pays membre de la FCI, prend le relais et dépose une demande de reconnaissance de la variété basse. C’est fait maintenant depuis octobre 2000 ; dorénavant, la race le Jack Russell est définitivement reconnue.
Aujourd’hui, c’est le standard australien qui a été accepté comme base de la reconnaissance du Jack et non la version irlandaise. Le jack russell n’est pas reconnu par nos amis anglais.

Les besoins du Jack Russell

Le maître idéal est, indifféremment, un homme ou une femme : le jack est un sportif de petit gabarit qui a du tempérament. C’est un « vrai » chien. Il convient à toute personne de caractère qui recherche un compagnon à part entière. Comme tous les terriers, il est très intuitif et toujours prêt à de nouvelles aventures. Ce n’est pas un énervé, loin de là. Le jack n’est pas ce zébulon hyper actif que certains imaginent. C’est un chien calme et attentif qui démarre au quart de tour dés lors qu’il vous accompagne à l’extérieur. Le standard précise d’ailleurs « excellent compagnon » mais le jack est également « apte au travail », il a donc un besoin vital de se mobiliser lors d’activités réalisées avec son maître. C’est un chien qui aime courir, sauter, chasser… Si vous êtes cavalier ou chasseur, si vous êtes amoureux de la nature, passionné de balades et de sorties à l’extérieur, si vous pratiquez l’agility… son caractère tonique et son côté nature vous séduiront. Il correspond à votre mode de vie et saura vous accompagner dans vos grandes ballades. On voit également des jack pratiquer le flying-ball, l’obédience, le doggy dancing, le cavage, les courses entre terriers…

Jack Russel
Jalyth

 

Quoiqu’il en soit, vous craquez pour ce « grand chien dans un petit emballage ». Votre achat est un choix de coeur, mais il faut éviter de devenir la proie d’un vendeur habile. Il est important de sélectionner un éleveur compétent, qui aura à cœur de vous conseiller dans votre démarche et de vous accompagner de ses conseils en matière d’éducation. Un éleveur attentif pourra également vous accompagner dans le choix de votre jack et parfois vous déconseiller un chiot qui l’œil vif se précipite vers vous. Au motif que chez les terriers, et donc a fortiori chez les jacks, tous les chiots ont en général du caractère et que votre expérience ainsi que votre mode de vie ne vous permettront peut être pas de gérer un jack par trop dominant ! En grandissant, l’adorable boule de poils va affirmer son caractère ; gardez toujours à l’esprit que le jack n’est pas une peluche et qu’il a besoin d’une éducation ferme. Cela dés son arrivée chez vous. Il ne faut pas permettre au chiot ce qui lui sera interdit une fois adulte.

« Éduquer un jack, c’est le mettre en situation de bien faire et le récompenser. »

 

Une main de fer dans un gant de velours et votre jack réalisera des merveilles pour vous faire plaisir.
Un chien bien éduqué est un compagnon agréable, qui pourra vous accompagner chez vos amis, dans votre famille, au restaurant, dans le train, en vacances…

L’entretien du Jack

Votre éleveur pourra vous renseigner sur le type de poil de votre futur compagnon : le jack existe en poil lisse mais les connaisseurs de la race apprécient les poils durs et les broken (poil intermédiaire) pour la beauté de leurs têtes et la parfaite adaptation de ce type de pelage aux broussailles et ronciers. Un beau jack a une tête au museau relativement court et carré avec une mâchoire en forme de U et non de V. Les yeux sont en amande. Le standard insiste sur la pigmentation et demande que la truffe, les paupières et les lèvres soient noires. Le jack est un terrier aux pattes droites. Il est blanc avec des tâches marron, noires ou tricolores.

Jack Russell
Avant l’épilation

 

Comme tous les terriers, un jack ne se tond pas, il s’épile ! Un poil dur très fourni demande à être épilé régulièrement (tous les trimestres).
Un brocken demandera un ou deux entretien dans l’année.

Et il vous incombe de vérifier l’état des oreilles toutes les semaines. Sans même parler de préparation aux expositions de beauté, le chien de la maison a besoin de soins réguliers ; quoi de plus désagréable qu’un chien sale et malodorant.


De plus, l’entretien régulier de votre compagnon vous permet de contrôler son état physique : eczéma, rougeurs de la peau, parasites externes, conjonctivite, otite… repérés rapidement seront plus faciles à traiter.

Jack Russell
Après l’épilation
  • Le brosser une fois par semaine avec une brosse douce ou un gant en caoutchouc. Pour cet apprentissage (comme pour tout autre) procéder petit à petit, en effet la capacité de concentration d’un chien et à fortiori d’un chiot est faible (5 mn maximum au début). De plus, c’est un excellent exercice de domination de votre chiot.
  • Le laver avec un shampooing pour chien que vous trouverez chez votre vétérinaire.

 

  • Lutter efficacement et régulièrement contre les puces et ne pas oublier l’environnement : tapis, voiture, plinthes… la puce ne vivant pas sur le chien. Il existe des produits spécifiques qui permettent de traiter la maison. A voir avec votre vétérinaire.

Le problème de l’élevage français

Le futur propriétaire doit être attentif aux « subtilités » du langage ; certains emploient le nom de « jack » ou même « parson jack » pour baptiser indifféremment des chiots de 2 mois qui sont des mélange jack/parson. En effet, certains éleveurs mélangent le jack et le parson. Il faut savoir que le parson est un chien de la famille des fox terriers et n’a que peu de ressemblances avec le véritable jack russell. D’ailleurs ce type de croisements est rarement fait en mélangeant de véritables souches australiennes mais plutôt pour déguiser des ratiers plus ou moins anglais et donne des individus à la morphologie des plus aléatoires ; certains chiens seront bien rectangulaire de type « jack » mais ils pourraient être qualifiés de « jacks géants » pesant plus de 10 kg voire 12 kg à l’age adulte. Dans une même portée, ces naisseurs sont bien en peine de savoir réellement comment vont évoluer leurs chiots et ne savent plus vous dire s’ils ont fait naître parson, jack…ou «jackson» trop grands en taille.

Jack Russell
Purs produits Mayo Land

Celui qui se laisse séduire par une petite boule de poils au regard vif en croyant acheter un jack russell et qui se retrouve, un an plus tard, avec un parson terrier qui pèse pour les plus grands jusqu’à 12 kg, peut être déçu, voire se sentir flouer malgré l’amour qu’il a pour son animal… Le futur propriétaire, désireux de bien faire et demandant des informations sur la croissance de son chiot, est en droit de savoir s’il achète un jack. Le grand public a compris qu’il est légitime d’obtenir la race du chien pour lequel il s’est déplacé.

De nombreux éleveurs refusent de marier courtes pattes avec hautes pattes et ne vous vendront pas un chiot parson pour un chiot jack. Pour bien choisir son chiot, regardez le modèle des parents. Il faut bien comprendre qu’il y a deux sortes de chiens : les jack – pour simplifier, long dans le corps, légèrement rectangulaire, avec quand même des membres bien droits, surtout pas un saucisson à pattes torses – et les parson russell terriers (carré dans le corps, élancé, chien étroit de poitrine). Lorsqu’on désire un jack, il faut savoir si les parents sont rectangulaires et pas trop grand. Un jack est un chien de petit gabarit. Une mère rectangulaire mais d’une taille trop importante devrait être écartée des critères de choix d’un chiot jack russell.

Jack ou Parson Russell?
Au même âge : à gauche un Jack et à droite un Parson La différence est visible même pour un non-professionnel !

Même si vos recherches vous ont orienté vers une portée de chiens mélangés, il reste possible de différencier les courtes pattes des hautes pattes et cela à partir de 6 semaines. Regardez les photos de chiots et attachez vous à la longueur de l’avant bras (radius/cubitus). La comparaison permet de « repérer » ce qu’il faut regarder : l’avant bras est réellement différent dans sa longueur et son angulation. C’est du simple au double. Une excellente manière de s’en rendre compte est de poser le chiot en statique et de se mettre à sa hauteur pour le photographier : les chiots « rase moquette » seront des jack, les « sauterelles » des parson.

Textes : © Chantal LECLERCQ
Photographies : © Sabine DESCHOOLMEESTER © Christophe HERMELINE © Chantal LECLERCQ © François NICAISE

Élevage Mayo Land
Chantal Leclercq
430 rue de Bretagne
62730 Marck – France
Tel : + 33 (0)6.12.33.44.46
www.lejack.com

Autour du Jack Russell

Un peu de lecture
Un t-shirt 100% « Jack Addict »
Un sac réutilisable

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