Berger d’Anatolie

Les origines du Berger d’Anatolie

Le Berger d’Anatolie, à l’instar des autres variétés molossoïdes de protection de troupeaux de différents pays eurasiatiques, est une fraction d’une population canine beaucoup plus vaste, qui jadis s’échangeait des gènes par le biais des grandes transhumances formant sur des milliers de kilomètres un continuum quasi ininterrompu. Cette population, du fait de l’évolution des pratiques pastorales, s’est ensuite fragmentée en isolats géographiques, ces cheptels dérivant cependant assez peu l’un de l’autre, ancrés sur leur sélection utilitaire commune ; voilà pourquoi les chiens de protection de troupeaux arborent grosso modo le même phénotype, de l’Asie Centrale à l’extrémité de la péninsule ibérique.
A l’égard de ce phénomène fondateur, le fait de savoir si les Turcs, en arrivant en Anatolie au Moyen-Age, y ont importé leurs propres souches, n’est pas un problème historique crucial, même si l’hypothèse est tout à fait probable. Nul doute qu’avant leur arrivée, des chiens de protection de troupeaux étaient de toute manière déjà en fonction dans ces contrées. L’Asie mineure et la Mésopotamie sont le lieu d’émergence du morphotype molossoïde (pour le moins au Vè millénaire avant J.C), dont la spécialisation fonctionnelle et anatomique correspond à l’usage de protection des troupeaux et des biens.

Berger d'Anatolie
Varlik Kisham des Shumagins
Photo : © Sophie LICARI

Dans l’ensemble des contrées rurales d’Anatolie, le Berger d’Anatolie est encore une variété canine ancestrale, à un stade où se trouvait par exemple les chiens de berger européens il y a plus d’un siècle, avant la naissance de la cynophilie moderne. Cette situation est particulièrement précieuse par rapport à la préservation de la fonctionnalité. En Turquie, la population canine de travail n’est pas séparée par des barrières reproductives étanches ; le chien de protection de troupeau y possède un morphotype et une fonction homogènes, mais diverses caractéristiques secondaires en terme de couleurs ou de longueurs de poil, caractéristiques qui n’ont jamais fait l’objet d’un souci sélectif majeur pour les chiens de travail.
Les Anglais ont introduit la race en Europe dans les années 1960. Reconnue par la Fédération Cynologique Internationale, elle est sous sa tutelle directe. L’élevage français a démarré à la fin des années 1980, avec des sujets anglais et d’autres importés directement de Turquie. Elle est encore rare en France, mais s’implante peu à peu dans nos alpages ainsi que dans nos DOM-TOM pour la protection des troupeaux face aux loups ou aux chiens errants.

Le standard

Le Berger d’Anatolie est un très grand chien : de 74 à 81 cm au garrot pour le mâle, 71 à 79 cm pour la femelle. Mais il ne doit arborer aucune lourdeur excessive.

« Puissant mais élancé, il arbore un bel équilibre qui lui permet d’être le plus athlétique de tous les molossoïdes de protection de troupeaux. »

Les membres à l’ossature robuste sont longs, la poitrine très profonde mais pas trop large, le ventre relevé, l’encolure dégagée ornée d’un léger fanon de peau lâche, la queue enroulée.

La tête doit présenter des traits molossoïdes, mais assez peu accusés; quelques critères de type sont importants : crâne et chanfrein larges mais sans excès, de même longueur, bien rectangulaires, placés sur des lignes parallèles et séparés par un stop peu accusé; oreilles tombantes implantées au niveau de la ligne de l’œil, plaquées sur les joues, plutôt petites par rapport au volume de la tête (en Turquie, les chiens de travail sont souvent essorillés au ras du crâne); yeux en amande, avec paupières serrées.

Berger d'Anatolie
Sokar Ourto des Shumagins,
mâle Berger d’Anatolie
Photo : © Sophie LICARI

Le standard reflète la variabilité naturelle du cheptel de travail turc, et certaines caractéristiques secondaires comptent peu; par exemple, l’absence ou la présence d’ergots postérieurs n’est pas un critère racial.

Le poil court, plus rarement mi-long, bien fourni de sous-poil en hiver mais beaucoup moins touffu en été, lui permet de supporter aisément tous les climats.

La couleur la plus fréquente, génétiquement dominante, est le sable, clair ou un peu plus roux, avec masque et oreilles noirs; on rencontre aussi le sable charbonnée, le pie (robe panachée de blanc), le blanc-crème sans masque, le bringé.

Le caractère et la fonctionnalité

Le Berger d’Anatolie est un chien de protection des troupeaux; il surveille les ovins et les bovins et les garde contre les prédateurs divers.
Son rôle est de demeurer en permanence auprès des bêtes, et de dissuader les menaces éventuelles de pénétrer dans le périmètre de sécurité formé par une clôture ou à défaut par la propre évaluation du chien; seulement si nécessaire, il affrontera directement le prédateur. Cet atavisme est très puissant, et le discernement avec lequel il l’exerce est remarquable : impitoyable envers les animaux sauvages susceptibles de s’attaquer au bétail, vis-à-vis de l’humain il se contente d’intimider pour empêcher un inconnu de pénétrer sur son territoire en l’absence de ses maîtres ou bien si ces derniers ne l’accueillent pas eux-mêmes.

Berger d'Anatolie
Chien de garde de troupeaux
Photo : © Sophie LICARI

C’est donc aussi un excellent chien de garde et de famille.
Franc, constant, très équilibré, il a un caractère affirmé nécessitant que le chiot soit bien cadré tout jeune, mais l’apprentissage de sa place hiérarchique ne fait aucune difficulté et n’est pas remise en question une fois inculquée.

Au niveau obéissance, il n’est pas hyper-malléable comme un chien de conduite de troupeau, mais plutôt souple et précoce pour un molosse. Avec une éducation classique, correctement menée, il montre d’excellentes qualités comportementales, doux avec les enfants, docile et affectueux envers ses maîtres sans être collant.

Calme si rien ne le sollicite, il n’est cependant pas lymphatique et se montre très rapide s’il doit passer à l’action. Un maître sportif peut s’en faire accompagner en toutes circonstances, jogging, randonnée, vélo, promenade à cheval. Un terrain, dont la taille importe assez peu, où exercer ses talents de protecteurs, est indispensable à son équilibre. Il aboie dans le cadre exclusif de sa fonction protectrice. Il s’entend bien avec ses congénères; deux mâles peuvent même cohabiter s’il n’y a pas de femelle auprès d’eux. A l’extérieur du territoire, il se montrera paisible s’il a été soigneusement sociabilisé.

L’entretien et la santé

Berger d'Anatolie
Sokar Ourto des Shumagins, berger d’Anatolie de couleur sable
Photo : © Sophie LICARI

Le poil s’entretient très simplement, avec un coup de brosse de temps à autre, plus fréquent lors des deux mues saisonnière annuelles, seules périodes où le Berger d’Anatolie perd son poil.

La croissance est longue; le poids et l’apparence définitives ne sont pas atteints avant trois, voire quatre ans.

L’alimentation ménagère ou les croquettes industrielles conviennent.

C’est une race rustique. Elle n’a pas de fragilité digestive, pas de propension particulière à la torsion d’estomac, ni aux allergies, ni aux pathologies cardiaques ou oculaires. Comme chez la majorité des grandes et moyennes races, la dysplasie des hanches se dépiste par examen radiologique des reproducteurs.

La longévité est d’une douzaine d’années.

A noter

Le nom traditionnel de la race en Turquie est simplement « çoban köpegi » (chien de berger); le sable masque noir est aussi surnommé « karabach » (tête noire). Depuis quelque temps, le surnom de « kangal » est aussi employé, du nom d’une ville et d’un district d’Anatolie centrale, mais il ne s’agit en aucun cas d’une race différente.

La Turquie ne tient pas de livre d’origines officiel et n’est pas reliée à la Fédération Cynologique Internationale.
Les éventuels nouveaux reproducteurs importés du pays d’origine doivent donc faire l’objet d’une confirmation au LOF à titre initial pour intégrer les lignées reproductrices françaises. La race est présente, bien qu’en petits effectifs, dans de nombreux pays cynophiles.

Le Berger d’Anatolie est aussi bon compagnon que bon gardien et efficace chien de travail; mais ces qualités, à l’instar des autres fonctions confiées à l’espèce canine, n’ont pas été obtenues une fois pour toutes. Elles doivent faire l’objet à chaque génération d’une sélection rigoureuse sur la typicité du caractère et de la fonctionnalité. La démarche qualitative de l’éleveur est en ce sens particulièrement importante. C’est parce que le Berger d’Anatolie est un chien de travail qu’il peut être aussi un compagnon à l’exemplaire équilibre mental. Une mise en fonction réussie lorsqu’il s’agit d’un sujet de troupeau, une bonne éducation pour un sujet de famille et de garde, sont aussi des facteurs essentiels de satisfaction.

Chiots Berger d'AnatolieChiot femelle des Shumagins
© Sophie LICARI

Textes : © Sophie LICARI
Photographies :

  • © Sophie LICARI

Elevage amateur des Shumagins
Sophie LICARI SophieLicari@aol.com
Tel : + 33 (0)2.31.68.43.51
http://www.bergerdanatolie.com

SophieLicari@aol.com

West Highland White Terrier

West Highland White Terrier

Le caractère du Westie

Westie
West Highland White Terrier

Le West Highland White Terrier, destiné, à l’origine, à chasser les nuisibles dans les fermes, est devenu maintenant uniquement un chien de compagnie, bien que ses instincts ancestraux ressortent quelquefois lorsqu’il prend un malin plaisir à courir après les poules du voisin ou qu’il attrape une souris.

Il est extrêmement agréable à vivre car il est toujours de bonne humeur, prêt à jouer avec les enfants ou à vous suivre en promenade. Ce n’est pas pour autant un chien soumis, bien au contraire. Le chiot Westie, dès son arrivée, dans son nouveau foyer, commencera, malgré son jeune âge, à vous tester. Il faut donc être très ferme dès le départ et ne pas se laisser attendrir par ses mimiques comiques. Il peut devenir un vrai tyran si son maître n’a pas su l’éduquer. Au contraire, bien pris en main, c’est un chien qui écoute bien, qui vous suivra partout et fera pâlir de jalousie vos amis !
Il est très malin et facétieux. Il fera des pitreries et des tours, mais attention ce n’est pas un chien de cirque, et vous n’obtiendrez rien de lui s’il n’en a pas envie. Il ne doit pas être dressé comme un chien de défense car cela ne correspond pas du tout à son tempérament et les ordres du style « couché ! » ou « au pied ! » le laisseront de glace ! Il est d’une intelligence qui vous surprendra car il comprend tout.

 » Le Westie n’est pas une peluche mais un chien au caractère bien affirmé. « 

Bien éduqué il sera le compagnon de tous les instants que vos amis vous envieront, le copain inséparable et infatigable de vos enfants.

Il aime sa famille, et n’a pas vraiment de préférence plus pour l’un que pour l’autre. Il adore les enfants.
Il est bon gardien dans la mesure où il prévient lorsque quelque chose d’insolite le surprend. Par contre, il fait la fête à tout le monde, et pourrait suivre des inconnus car il est très sociable.

Il semble être le compagnon idéal mais, attention, ce n’est pas un terrier pour rien. S’il n’est pas pris en main, il peut devenir odieux car il profitera de la situation et fera tout ce qu’il faut pour vous rendre la vie dure. Son éducation est donc très importante dès le plus jeune âge. Il ne conviendra pas à des gens nerveux, stressés ou surmenés.

Le physique du Westie

Westie

La description de son aspect général résume ce que nous attendons de cette race : chien hardi, joueur, intelligent, affectueux et indépendant.

Il ne faut pas oublier que le Westie était à l’origine destiné à chasser les nuisibles dans les endroits les plus inaccessibles. Il doit donc être de petite taille, robuste, bien musclé, intelligent et actif. Même si aujourd’hui, il n’a plus guère l’occasion de chasser les « puants », il faut veiller à conserver son aptitude physique initiale, et ne pas le transformer en « toutou à sa mémère » !

 La tête est le point majeur du Westie, un mauvais dos ou une queue mal plantée seront pardonnables mais pas une vilaine tête. Un déséquilibre dans ses proportions et l’ensemble est gâté. Le stop devra être marqué sinon la tête ressemblera à celle du Scottish. Le museau doit être large et court. Le regard perçant est donné par des yeux très foncés, bien écartés. Des yeux rapprochés donnent un air stupide. Les oreilles sont un des atouts de la tête du Westie. Elles doivent toujours être petites et droites. On rencontre de plus en plus de chiens avec des oreilles molles, mal portées ou trop écartées, ce qui nuit à l’ensemble de la tête. Certains essayent de camoufler le mauvais port d’oreilles par un toilettage savant mais l’effet n’est pas toujours réussi !
Westie adulte
Des petites oreilles bien droites

Le corps : le dos doit être court. La cage thoracique est bien développée pour permettre un bon développement des poumons et du coeur nécessaire pour un terrier sportif. Le Westie n’est pas un basset, et il doit avoir de « l’air sous le ventre ». La hauteur du garrot au coude est pratiquement égale à celle du coude au sol.
Dans les années 70, les chiens étaient moins élancés qu’aujourd’hui, plus près du sol, avec moins d’encolure mais court de dos. Hélas, depuis la modes des années 89/90, et l’importation massive de chiots sans origines issus des fermes d’élevage où la quantité prime sur la qualité, il est apparu un nouveau style : bas sur pattes, long de corps, long museau, qui rappelle le type initial du début du siècle.

La queue est d’environ 12,5 à 15 cm. Le standard précise « sans frange ». Si le West n’est jamais toiletté, les poils pousseront suffisamment pour faire une frange !
La queue est naturelle et jamais écourtée. Elle doit être portée fièrement. Le port de queue, c’est l’état d’esprit du chien. Il n’a pas la queue en l’air toute la journée, ce qui inquiète certain propriétaire. S’il a fait une faute il la portera basse, s’il a peur elle sera entre les pattes.

Le poil est double : un sous-poil court, doux et serré, un poil de couverture qui doit être dur. Lorsque le sous-poil est complètement absent, le poil est dit « ouvert », ceci est un défaut grave.
Ce descriptif vaut pour des chiens vivant au grand air, ce qui était à l’origine la destination de notre ami, mais avec le temps, le West a rejoint les salons et les appartements surchauffés. Il n’a donc plus l’utilité de se faire du sous-poil pour se protéger du froid bien au contraire aussi beaucoup de chiens citadins ont-ils un sous-poil pauvre. Ceci est également valable pour les chiens vivant dans des pays chauds, puisque le Westie à l’origine, avait pour résidence les Highlands où la température est voisine de celle des pays nordiques.

Westie
West Highland White Terrier

 » Couleur : uniquement blanche  »

Il arrive, suivant les origines, d’avoir ce que l’on appelle des « poilus » ou des « bichons ». Ces chiots ont dès leur plus jeune âge une fourrure importante et un poil cotonneux. Les néophytes se précipiteront sur ce type de chiot car il ressemble à une peluche. Evidemment ces poilus sont très spectaculaires car, très tôt, leur robe est abondante, c’est pourtant un défaut important qui devrait être sanctionné.
Il est préférable de choisir un chiot ayant le poil le plus dur possible même s’il ressemble à un fox à poil lisse, une fois adulte, sa robe sera aussi fournie que celle des autres, le poil de la tête se tiendra beaucoup mieux et permettra de faire une belle tête en chrysanthème, son entretien plus aisé qu’avec un poil mou.
Il apparaît quelquefois une légère coloration beige sur le dos, ceci se remarque surtout sur le poil très dur, et c’est plus fréquent lorsque l’on utilise un couteau à épiler plutôt que d’épiler avec les doigts.

Taille : 28 cm au garrot

Les origines du Westie

Les origines du Westie sont obscures et se perdent dans les brumes de son pays natal : L’Ecosse. Tout est mystérieux dans ce rude pays où les châteaux sont peuplés de fantômes et où un monstre mythique, familièrement appelé Nessy, hante le Loch Ness. Difficile donc, dans ces lieux de légende, de savoir exactement quels croisements ont abouti à notre Westie actuel. A l’époque d’Elisabeth 1ère d’Angleterre, les galions espagnols de l’Invincible Armada avaient à leur bord des petits terriers blancs qui chassaient les rats. A l’issue de la célèbre bataille navale entre Anglais et Espagnols plusieurs de ces navires s’échouèrent dans les îles de l’ouest de l’Ecosse. Il est fort probable que les petits terriers en profitèrent pour gagner la terre ferme.

Au début du 17e siècle, le Roi Jacques 1er d’Angleterre envoya au Roi de France six « petits chiens de terriers blancs », en provenance du Comté d’Argyll. Leur valeur était sans doute très importe car ils voyagèrent sur deux navires différents. Seraient-ce ces mêmes terriers, ou leurs descendants, que décrivit dans son livre, en 1911, Mr Holland Buckley Senior, spécialiste des peintures de Versailles sous Louis XIV, comme des West Highland, excepté que ces chiens n’avaient pas les oreilles droites ?

Le Comté d’Argyll est donc sans conteste le pays d’origine du West Highland, au sud-ouest des Monts Grampians. Dans cette région, beaucoup d’animaux d’espèces sauvages sont de couleur blanche : renard, coq de bruyère, lièvre. L’explication du blanc très spécifique du Westie : parfaite pigmentation, absence totale d’albinisme, s’expliquerait-elle par rapport à son lieu de naissance ?

Dans le Comté d’Argyll vivait un homme dont le nom est indissociable de celui du Westie : le Colonel E.D. Malcom de Poltalloch. Le colonel, lors d’une chasse, tua accidentellement son Cairn préféré, l’ayant confondu avec un renard à cause de la couleur de sa robe. Il se jura de ne plus posséder que des terriers blancs, qualificatif mal approprié car ses chiens étaient « linty white » c’est à dire plutôt beiges.

Chasseur mais également cynophile averti, Le colonel commença à exposer ses terriers dès 1890. A l’époque, les races écossaises étaient inscrites sous différentes variétés : Roseneath terrier, Poltalloch terrier, Highland terrier, Skye white terrier, etc… En 1899, un chiot White Scottish terrier fut exposé par Lady A. Forbes, au Crystal Palace Show, et ce même jour le Docteur Flaxman inscrivit un lot de Roseneath terriers.

West Highland White Terrier
Petit chien futé

En 1904, lors de la première exposition annuelle du Scottish Kennel Club, les West Highland White Terriers furent classés séparément. L’année suivante vit la création des Clubs écossais et anglais du West Highland White Terrier. Cette même année le 1er CC fut remporté par MORVEN (né le 28/3/1905) à 7 mois 1/2. Toutefois, il faudra attendre jusqu’en 1924 pour que les accouplements entre les Cairn et les Westies soient interdits.

3947 West Highland furent enregistrés entre 1907 et 1916, 27 champions furent homologués, leurs propriétaires entrèrent dans la légende. Parmi eux, la célèbre Mrs C. Pacey et ses Wolvey qui, pendant plus de cinquante ans, jusqu’à sa mort en 1963, fera plus que quiconque pour la race. Elle fut une des meilleurs, sinon la meilleure, juge toutes races sur tous les continents. Le premier de ses 58 champions fut Wolvey Pipper né le 29/7/1914.

En France, pendant des années, seul quelques initiés possédèrent des Westies, le premier couple appartenait à Melle Lejeune : Punch et White Judy dont une portée naîtra en 1925.

La race resta pratiquement inconnue dans notre pays, jusqu’à la fin des années 80. En 1988, le Westie devint la coqueluche des pubs télés, la France entière découvrit la drôle de frimousse de ce petit chien blanc qui fut bientôt plus connu sous le nom de « César » que de West Highland White Terrier !
Les éleveurs furent débordés de demandes, et n’apprécièrent pas que le Westie devienne le numéro un de la race canine, car l’engouement des français laissait présager une catastrophe pour la qualité des chiens futurs, prédiction qui s’est révélée, hélas, plus qu’exacte !

Les « pionniers » qui, pendant des années, avaient oeuvré pour l’amélioration de la race, voyaient arriver par « charter », de l’étranger, des chiots de mauvaise qualité, quand ils se trouvaient être de pure race ce qui n’était pas toujours le cas !
Les naissances firent un bond : de 816 en 1988 à 2652 en 1991, sans compter la production « sauvage » de chiots non inscrits.
En 1989, le Westie était le premier au hit parage des demandes de chiens de race, aussi les élevages français ne pouvant fourni la demande, les importés envahirent-ils le marché. Il fut vendu n’importe quoi sous l’appellation Westie, y compris des bâtards. Il fut impossible de faire quoi que ce soit pour endiguer la vague car les gens achetaient sans réfléchir à n’importe quel prix !

Santé

Westie
West Highland White Terrier

Le Westie est né dans une contrée sauvage au climat très rude. Il est donc d’une constitution extrêmement robuste, et ne craint ni le froid ni les intempéries, inutile de lui mettre un manteau l’hiver s’il est adulte, mais il faut toutefois couvrir le chiot de 3 à 4 mois lors de ces sorties hivernales.

Ce n’est donc pas un chien fragile et n’a que peu de problèmes de santé.
Toutefois, certains sujets rencontrent des maladies de peau qu’il est possible d’éviter avec une bonne hygiène de vie. Il faut donner une nourriture bien adaptée, de type industriel, sans en changer continuellement, et ne pas lui donner les restes des repas.

Deux affections sont connues dans cette race :

La maladie de Legg-Perthes-Calve ou la nécrose aseptique de la tête de fémur. La nécrose de la tête de fémur est provoquée par l’absence d’irrigation de la tête de fémur (à la suite d’un choc violent : jeux brutaux avec un gros chien, chute dans les escaliers ou collision avec un meuble ou un arbre, etc. sur le moment le chien ne réagit pas, et quelques mois plus tard se met à boiter) l’os se nécrose, la tête meurt et se sépare du reste du fémur. Le traitement le plus efficace est l’opération. Elle consiste en l’ablation de la tête, et permet une récupération totale du membre atteint.

L’ostéodystrophies cranio-mandibulaires ou C.M.O.. Maladie peu fréquente, les signes apparaissent entre l’âge de 4 et 10 mois. Le chien présente une anorexie due à une douleur provoquée par une tuméfaction de la mandibule. On peut constater une élévation de la température. Il faut donc calmer la douleur afin que le chiot puisse s’alimenter.
Heureusement la C.M.O. est une infection relativement rare dont le diagnostic doit être précis et précoce afin de pouvoir espérer stopper l’évolution de la maladie et l’imiter l’étendue des séquelles qui ne se traduisent généralement que par un mauvais positionnement des mâchoires.

Peu de chiens sont atteints par l’un ou l’autre de ces maladies, et, en règle générale, le Westie est un mauvais client pour le vétérinaire dont il ne fréquente le cabinet que pour les rappels de vaccination !

Toilettage

Westie
Toilettage

Le Westie doit être bien entretenu, brossé et démêlé chaque semaine, pour maintenir sa couleur blanche il est possible d’utiliser du talc, que l’on saupoudre sur le corps et ensuite par un bon brossage le superflu de produit sera éliminé, redonnant ainsi à sa robe une blancheur immaculée et une bonne odeur. Il doit être épilé tous les trois mois, il faudra donc le conduire chez un toiletteur spécialiste en épilation, si le travail est fait correctement c’est absolument indolore pour le chien, car cela consiste à arracher le poil mort près à tomber.

Pendant des années, les éleveurs ont déconseillé de laver le Westie maintenant, avec la pollution urbaine et agricole, la tendance s’est inversée. Il faut donc laver le chien mais toujours avec un produit adapté (shampoing spécial poil dur). Les fabricants de produits cosmétiques canins ont mis au point des shampoings permettant de laver le chien au maximum toutes les six semaines.

Utilisez un couteau à épiler :

  • A Commencer l’épilation par le cou, juste derrière les oreilles.
  • B Continuer sur le dos. Epiler en descendant le long du cou et sur les épaules jusqu’au coude. Descendre en dégradé sur les côtés et l’arrière-main.
  • C Tailler la queue en carotte
  • D – Raser à la tête 3 mm
  • E Le poil à l’arrière du pied doit être court, tailler-le avec les ciseaux droits, le tour du pied doit être coupé court mais les ongles ne doivent pas être dégagés.
  • F Raccourcir la jupe si nécessaire
  • G Le poil doit être taillé pour former un cylindre
  • H Le pied doit être taillé en rond
  • I Le poil du cou et de la poitrine doit être tondu à la tête 3mm, descendre en biais légèrement jusqu’à l’épaule, la démarcation sera rattrapé ensuite à l’épilation.
  • J La tête sera taillée aux ciseaux droits. L’arrondi partira de la barbe en remontant jusqu’à la base de l’oreille. Tous les poils doivent être raccourcis de façon à ce que la tête ressemble à un chrysanthème, seule la pointe de l’oreille devra légèrement dépasser.
  • K La pointe de l’oreille sera tondue à la tête 1mm.
Chiot Westie
Portée de Westie

Copyright textes et photographies : © Chantal LE PAPE

Élevage de Walescot
Chantal Le Pape
Le Boulay
27580 CHAISE DIEU DU THEIL – France
Tel : + 33 (0)2.32.32.67.47
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Autour du Westie

Foulard avec motifs Westie
Alimentation spécifique
Bouillotte micro onde peluche
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