Golden retriever

L’histoire du Golden

Golden retriever
Un regard doux

Le golden retriever est né de la passion d’un homme, Dudley Coutts Marjoribanks, homme d’affaire et politicien libéral, premier Lord Tweedmouth. Il installa de luxueux chenils dans sa propriété du l’Iverness-Shire « Guisachan » situé au Nord de l’Ecosse. Il aurait acquis auprès d’un cordonnier de Brighton un chiot retriever jaune, « Nous » issu d’un couple de Wavy coated noirs, race à ce jour disparue. De l’union en 1968 de ce premier chien et d’une chienne appelée « Belle » de race Tweed Water Spaniels (race également disparue), sont nés quatre chiots jaunes, trois mâles et une femelle. Par la suite, afin d’améliorer et stabiliser la race, furent introduits dans les croisements des Setter irlandais, des Bloodhound, l’apport de Tweed Water spaniels étant également renforcé. A compter de ce jour, la scrupuleuse tenue du livre des naissances de l’élevage nous a permis de connaître le remarquable travail de Lord Tweedmouth grâce à qui le golden fut reconnu officiellement en 1911.
Lord Tweedmouth avait pour intention de créer un chien parfaitement en harmonie avec la vie d’un gentleman farmer : intelligent, fidèle, un odorat infaillible pour la chasse, le compagnon idéal pour la vie d’un chasseur de gibier d’eau, capable sur ordre de quêter les oiseaux morts ou blessés sur des terrains marécageux, ou dans les landes écossaises.

Le retriever (à prononcer retriver et non retrayver) dont il existe à ce jour six races répertoriées (le retriever du labrador, le Curly coated retriever, le Nova scottia duck tolling retriever, le Chesapeake bay retriever, le Flat coatted retriever et le Golden retriever) est donc destiné au rapport de gibier d’eau, et par extension au rapport à la plume (faisans, perdreaux etc.).
Le golden est classifié dans le 8ème groupe – section 1 – rapporteur de gibier d’eau.

Les capacités du Golden retriever

Ces sélections de Lord Tweedmouth furent sans aucun doute une réussite, mais ces qualités inhérentes à la chasse se trouvent en fait extrêmement polyvalentes. Effectivement, même si le travail de chasseur en duo parfait avec son maître est la caractéristique du golden, celui-ci est à ce jour chargé de mission dans des domaines très variés, allant de la simple compagnie au travail de sauvetage : en mer, à la montagne, ou en brigade de recherches de personnes disparus chez les sapeurs pompiers, sans oublier son rôle dans l’accompagnement de personnes aveugles ou souffrant d’autre handicap.

Retriever au rapport

Très doux avec les enfants envers lesquels il se montre d’une très grande patience, il est d’une grande tranquillité à la maison, où il suit son maître avec des démonstrations d’amour infaillibles. Il a cependant besoin d’exercice physique, de grandes promenades à travers bois, le plaisir suprême restant le rapport : une balle, un bâton, à terre ou à l’eau, et pour les plus passionnés la participation à des concours d’obéissance (les working test ou agilty pour les sujets toniques et pas trop lourds en ossature) qui ne nécessitent pas obligatoirement l’entretien d’un élevage de poulets plus ou moins consentants…

Le golden n’est pas un chien de garde, à proprement parler. Le plus souvent, il fait la fête à tout ami de la famille, et même aux étrangers qui se trouvent ainsi flattés de cette reconnaissance lié surtout au bon tempérament de ce doux compagnon.

Le standard du golden retriever

Golden retriever

Standard F.C.I. N°111 arrêté au 29.01.1999 / F (d’après la traduction du professeur Triquet)
Le golden est un chien harmonieux, bien proportionné, actif, puissant, bien uni dans ses allures de constitution robuste à l’expression empreinte de douceur.

La tête est bien proportionnée et bien ciselée, le crâne large sans être lourd. Belle attache de tête avec l’encolure, le museau puissant, large et haut, la truffe est noire de préférence.
Son tempérament est doux, amical, sûr de lui.
Les yeux sont marron foncé, bien écartés. Le bord des paupières est foncé. Les membres antérieurs sont droits ; ils ont une bonne ossature.
Les épaules bien obliques. Le corps est bien équilibré, le rein court, la poitrine bien descendue dans la région sternale. Les côtes sont bien descendues et bien cintrées. La ligne du dessus horizontale.
Le rein et les membres postérieurs sont forts et musclés, les jambes sont solides et les grassets bien angulées. Les jarrets ne tournent ni en dedans ni en dehors. Les pieds sont ronds, pieds de chat.
Les allures sont énergiques, avec beaucoup d’impulsion. L’enjambée est longue et dégagée sans aucune tendance à relever les antérieurs. La queue est attachée et portée au niveau du dos, elle atteint le jarret et ne s’enroule pas à l’extrémité.
Le poil est plat ou ondulé avec de bonnes franges. Le sous poil est serré et imperméable.
La couleur : sont autorisés n’importe quels tons or ou crème. On admet la présence de poils blancs uniquement sur le poitrail.

Taille: hauteur au garrot : mâles : 56 à 61 cm, femelles : 51 à 56 cm.
Poids : de 29 kg à 34 kg pour les mâles (plus généralement proches de 37 – 39 kg pour les sujets fortement charpentés) et de 25 à 30 kg pour les femelles.

Ceci sont les éléments principaux du standard, ils sont répertoriés de manière plus complète sur les sites spécialisés dans la race. Le golden grandit jusqu’à douze mois environ, mais n’atteint sa pleine maturité que vers deux ans.

Polémiques sur la couleur

Couleur du golden
La couleur ne change pas le caractère

Souvent, la première question posée pour l’acquisition d’un chiot, est en rapport avec le ton de la robe du petit : blanc ou roux ?

Aucun de ses extrêmes n’est toléré en théorie.

Les chiots fauves orangés se distinguent dès leur naissance par un ton de robe plus soutenu, alors que les sujets plus clairs peuvent paraître presque blancs dans leur jeune âge. On prend pour habitude de regarder la couleur des oreilles des petits, car souvent, la robe se rapprochera du ton de celle-ci lorsqu’ils grandiront. Il faut attacher de l’attention à la pigmentation du chiot, en privilégiant une truffe bien noire, des yeux sombres. La robe doit être le dernier critère de choix d’un chiot golden : le plus important est de rencontrer un sujet « bien dans ses poils », quelqu’en soit la couleur !

Choisir un chien ou un golden ?

Ceci est une boutade, bien sûr ! Mais il est vrai qu’on ne choisit pas un golden retriever par hasard, simplement parce que c’est un beau chien à l’air gentil. Cette joyeuse peluche qui va vous sauter dans les bras dès qu’il vous verra et vous mordillera sans vergogne pour vous prouver son affection se doit d’être très bien éduqué, avec douceur, certes, mais beaucoup de fermeté pour devenir vers deux ans le chien idéal dont vous avez longtemps rêvé. Trop de particuliers attendent du golden qu’il corresponde à une hypothétique notice de livraison. Il ne parviendra à cette perfection que si vous l’aidez gentiment en bon maître à acquérir sa place de golden, quel que soit le terrain où il devra exercer ses talents, le salon ou le terrain de chasse…

Chien joueur
Le Golden aime l’eau et le jeu

Ne choisissez pas le petit malin frétillant qui vous bondira dessus dès la première visite : il risque d’être un peu plus dominant que la moyenne, s’installera dans votre lit (mais il est si mignon !) et y sera toujours lorsqu’il pèsera près de quarante kilos. Ce n’est pas rendre service à votre compagnon que de lui laissez croire qu’il déterminera tout seul ses limites. Tendresse, oui, fermeté, surtout ! Ne vous laissez pas non plus attendrir par le petit esseulé tapi contre un mur alors que toute la meute manifeste sa joie en votre présence : à moins que vous ayez une vie très calme et beaucoup de temps à lui consacrer pour le rassurer, il peut s’avérer être un chien sensible et craintif.

Lorsque vous visiterez le chenil ou la famille éleveuse, prenez soin de faire connaissance de la mère, demandez à voir les pedigree et copie du certificat de lecture de la dysplasie des hanches (les coudes ne sont pas encore obligatoires) du père et de la mère, de l’examen des tares oculaires.
La cotation du degré de dysplasie est : A/A exempt ; B/B soupçon ; C/C dysplasie légère. D/D dysplasie moyenne et E/E dysplasie grave ; ces deux derniers stades interdisant la reproduction vous ne devez pas prendre de chiot sur ce type de portée.
En matière de dysplasie, il faut savoir que le risque zéro n’existe pas, et que des parents sains peuvent malheureusement produire un petit atteint par cette déficience grave. Heureusement la médecine vétérinaire a accompli beaucoup de progrès ces dernières années.

La santé du Golden

Espérance de vie
Outtah du Pays des Gelfes à 11 et demi !

Le golden n’est pas un chien fragile. Il vit en moyenne une dizaine d’années, les tumeurs et cancers sont hélas fréquents en fin de vie, mais certains goldens coulent une vieillesse heureuse jusqu’à douze, voire treize ans ou plus. C’est un chien qui grâce à une bonne hygiène de vie et une nourriture adaptée vous accompagnera jusqu’au bout dans vos tranquilles promenades. Il n’est guère douillet et reste un chien facile à soigner.
Pour son moral et votre ménage, un bon coup de brosse une fois par semaine et son poil fera des envieux lors de vos promenades.

Sa nourriture

En général le golden n’est pas un boulimique. Lorsqu’il arrive dans votre foyer, l’éleveur aura pris soin de vous fournir sous forme de livret ou feuille d’accueil les premiers conseils et la marque de croquettes et les quantités à donner au chiot, les dates de vermifuge. Les dates de vaccination seront indiquées également sur le carnet de santé (ou passeport européen) qui vous sera remis. Il prend trois repas par jour jusqu’à six mois, puis deux repas, jusqu’à un an voire au-delà si vous en avez la possibilité. C’est un grand chien, cela évitera les désagréments d’une digestion trop importante en une seule fois. Il peut être sensible à une nourriture trop riche : privilégiez les croquettes à base de poisson, d’agneau et riz, de poulet. N’hésitez pas à changer de marque (transition progressive sur une semaine) si votre chien se lasse. La levure de bière et les huiles type « 4 huiles » peuvent aider à lutter contre une sécheresse de peau chez certains sujets.

Petite conclusion sur le golden retriever

 » Le golden n’a qu’un désir, celui de plaire à son maître.  »

Chiot golden
Chiot Golden Retriever « du Pays des Gelfes »

Il faut jouer alors sur cette propension et vous vous régalerez en lui inventant des jeux de recherche, des tâches bien précises, telles que débarrasser la voiture, chercher vos chères pantoufles et bien d’autres numéros que la plupart, avec un peu de patience et de pédagogie, est en mesure d’apprendre et maîtriser. Un golden actif trouvera par ce biais une raison supplémentaire à sa présence auprès de vous. Le golden retriever risque d’être, hélas, victime de sa nature exceptionnelle et de sa beauté. A la mode en France depuis une quinzaine d’année, le golden retriever voit croître le nombre de naissances qui parvient à dépasser celui des labradors, fort prisés également pour leur généreux caractère.
Il ne faudrait pas que cet intérêt suscite des vocations spontanées d’éleveurs peu attentifs au respect de l’héritage qu’un certain Lord écossais, avisé et inspiré, nous a légué.

Copypright textes et photographies : © Frédérique GLORY

Frédérique Glory
LE PAYS DES GELFES
17000 La Rochelle – France
Le Pays des Gelfes

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