Jack-Russell

Jack-Russell

Le caratère du Jack-Russell

Le jack russell est avant tout un terrier de travail : c’est un sportif de petit gabarit, qui a du tempérament. Son caractère terrier est caractérisé par la hardiesse, le courage, la ténacité et le mordant. Ce n’est pas un énervé, mais c’est un chien qui a besoin de courir, de sauter, de chasser… bref, de se dépenser.

« Le jack russell est un grand chien dans un petit emballage. »

Soyez bien conscient que le manque d’activité lui « tape sur les nerfs »! Si vous voulez un chien de manchon, ne choisissez pas un jack, vous seriez malheureux, et lui aussi. C’est un chien qui implique un maximum de contraintes ; il est délicat à éduquer pour un néophyte, parfois impossible à lâcher tant il est chasseur.

Bien sûr, vous savez que prendre la responsabilité d’un chien est une charge quotidienne. Que même durant les grands froids, et les jours pluvieux, il vous faudra le sortir. Qu’il vous faudra correctement le loger, le nourrir, l’éduquer, lui proposer de l’exercice, et le faire suivre régulièrement par un vétérinaire… Ne vous laissez pas déborder et commencez tout de suite son éducation.

Le physique du Jack

« Tout ce qui est petit avec une tache sur l’oeil n’est pas un jack… »

Il est hélas notoire qu’on observe une grande disparité chez les jacks proposés à la vente. Entre les chiots importés à la santé malingre et vendus à peine moins cher dans des animaleries douteuses, et les vilains chiens hypernerveux, aux oreilles droites, ou démesurément grands proposés par des éleveurs peu scrupuleux qui ont choisi cette race « parce que ça se vend bien » et ont oublié de l’aimer, les acquéreurs potentiels ont toute la latitude pour se faire arnaquer. Et l’on ne parle pas des chiens non inscrits au LOF et qui – par définition – ne sont pas des chiens de race (la loi du 6 janvier 99 est là pour le rappeler : si dénommer jack un chien non LOF est désormais puni par la loi, acheter un tel chien exclut tout recours si l’animal s’avère ne pas ressembler – de par son physique ou son caractère – au jack précisément décrit par le standard de la race).

Pourtant le véritable jack est un chien bien fixé et tous présentent de grandes similarités qui permettent de le distinguer des nombreux ratiers à courtes pattes qui sillonnent actuellement nos trottoirs ! Les Australiens ont fixé un modèle à la fois élégant, plein de vie et de gaîté mais d’un caractère très agréable au quotidien. Absolument pas un chien excité.

Les oreilles du Jack RussellLe jack est plutôt rectangulaire, ce qui en fait un chien « cossu ». Facile à reconnaître, sa hauteur de pattes est égale à sa hauteur de poitrine. Ce n’est pas un saucisson, ni un ratier hyper actif mais un chien sélectionné qui allie un caractère calme à la maison, bien trempé – gentil et hardi, nous dit le standard – à une formidable vitalité toujours prête à s’exprimer dès qu’il vous accompagne dans vos activités d’extérieur. Il peut présenter toutes sortes de pelage : dur, lisse (avec un bon sous-poil) ou intermédiaire. Les connaisseurs apprécient le poil dur.

  • Taille idéale, 25 à 30 cm
  • Poids de 5 à 7 kilos
  • La hauteur de poitrine est égale à la longueur du membre antérieur
  • Les pattes torses sont un défaut éliminatoire, de même les pieds ne doivent pas tourner ni vers l’intérieur, ni vers l’extérieur
  • Le jack « Louis XV » est un non-sens et une source de futurs soucis de santé
  • Les oreilles sont retombantes contre le crâne ou en bouton
 Les oreilles du Jack Russell
  • Les muqueuses sont noires : les paupières sont noires, les lèvres aussi. A contrario, pas de yeux de « cochon » bordés de rose, pas de truffe, de lèvres et/ou de paupières vineuses (couleur chocolat)
  • Le jack est souvent coloré quoique l’idéal quant à la répartition des couleurs limitées à la tête et à la base de la queue.
  • Le jack tout blanc n’est pas recherché. Le standard indique chien blanc AVEC des taches.
  • Poil lisse, rêche ou brocken (intermédiaire)
  • Le tour de poitrine doit mesurer entre 40 et 43 cm.

De plus, il semble nécessaire de privilégier les éleveurs qui s’inscrivent dans un programme de contrôle des tares génétiques identifiées pour la race : luxation de la rotule, atrophie progressive de la rétine, cataracte, luxation du cristallin.

Les origines du Jack-Russell

Les premiers terriers arrivèrent en Australie dés 1880, y compris des chiens issus directement des lignées du Révérend jack. Parmi ces chiens importés des vieux chenils de chasse anglais, on retrouve Swithun et Fern qui accompagnaient en 1964 Alan Gwither et son épouse qui en 1972 fonderont le Jack Russell Terrier Club of Australia. Dans le début des années 60, Noel Wettenhall sous l’affixe Koonda est l’éleveur le plus connu et sa production est l’une des bases des premiers chiens enregistrés officiellement par le club de race.
Et les importations continuèrent durant tout le 20eme siècle.

Jack Russell
Un vrai Jack

En Australie où ce terrier est également très populaire, une association de race le « Jack Russell Terrier Club d’Australie », fondé en 1972 a atteint rapidement un nombre important d’adhérents avec des ramifications dans tous les Etats. Cette association de race est la première au monde fondée après la disparition du club d’Arthur Heineman.

Depuis sa création, ce club a enregistré plus de 7000 portées. A partir de 1981, des négociations s’engagèrent pour une reconnaissance officielle de la race entre le JRTCA et le Kennel Club Australien. Mais, avant que cela ne débouche, l’Angleterre adopte son standard officiel. L’Angleterre étant le pays d’origine de la race, ce standard fut accepté par l’Australie.

Mais cela posa problème aux éleveurs de ce pays : en effet, le standard officiel anglais excluait explicitement les chiens inférieurs à 30 cm, tandis que le JRTCA avait depuis plusieurs années encouragé ses membres à produire des chiens de 25,5 à 30 cm ! Un accord fut adopté et il y a maintenant deux variétés en Australie qui a été longtemps le seul pays, avec la Nouvelle-Zélande, à reconnaître officiellement une variété basse sur pattes.

Fin 1995, l’Australie engage une lutte d’influence au sein de la Fédération Cynologique Internationale pour que soit reconnu son standard du jack russell (entendu ici comme une variété à pattes courtes par opposition au Parson jack russell, variété à longues pattes). De même, en 1998, l’Irlande, pays membre de la FCI, prend le relais et dépose une demande de reconnaissance de la variété basse. C’est fait maintenant depuis octobre 2000 ; dorénavant, la race le Jack Russell est définitivement reconnue.
Aujourd’hui, c’est le standard australien qui a été accepté comme base de la reconnaissance du Jack et non la version irlandaise. Le jack russell n’est pas reconnu par nos amis anglais.

Les besoins du Jack Russell

Le maître idéal est, indifféremment, un homme ou une femme : le jack est un sportif de petit gabarit qui a du tempérament. C’est un « vrai » chien. Il convient à toute personne de caractère qui recherche un compagnon à part entière. Comme tous les terriers, il est très intuitif et toujours prêt à de nouvelles aventures. Ce n’est pas un énervé, loin de là. Le jack n’est pas ce zébulon hyper actif que certains imaginent. C’est un chien calme et attentif qui démarre au quart de tour dés lors qu’il vous accompagne à l’extérieur. Le standard précise d’ailleurs « excellent compagnon » mais le jack est également « apte au travail », il a donc un besoin vital de se mobiliser lors d’activités réalisées avec son maître. C’est un chien qui aime courir, sauter, chasser… Si vous êtes cavalier ou chasseur, si vous êtes amoureux de la nature, passionné de balades et de sorties à l’extérieur, si vous pratiquez l’agility… son caractère tonique et son côté nature vous séduiront. Il correspond à votre mode de vie et saura vous accompagner dans vos grandes ballades. On voit également des jack pratiquer le flying-ball, l’obédience, le doggy dancing, le cavage, les courses entre terriers…

Jack Russel
Jalyth

 

Quoiqu’il en soit, vous craquez pour ce « grand chien dans un petit emballage ». Votre achat est un choix de coeur, mais il faut éviter de devenir la proie d’un vendeur habile. Il est important de sélectionner un éleveur compétent, qui aura à cœur de vous conseiller dans votre démarche et de vous accompagner de ses conseils en matière d’éducation. Un éleveur attentif pourra également vous accompagner dans le choix de votre jack et parfois vous déconseiller un chiot qui l’œil vif se précipite vers vous. Au motif que chez les terriers, et donc a fortiori chez les jacks, tous les chiots ont en général du caractère et que votre expérience ainsi que votre mode de vie ne vous permettront peut être pas de gérer un jack par trop dominant ! En grandissant, l’adorable boule de poils va affirmer son caractère ; gardez toujours à l’esprit que le jack n’est pas une peluche et qu’il a besoin d’une éducation ferme. Cela dés son arrivée chez vous. Il ne faut pas permettre au chiot ce qui lui sera interdit une fois adulte.

« Éduquer un jack, c’est le mettre en situation de bien faire et le récompenser. »

 

Une main de fer dans un gant de velours et votre jack réalisera des merveilles pour vous faire plaisir.
Un chien bien éduqué est un compagnon agréable, qui pourra vous accompagner chez vos amis, dans votre famille, au restaurant, dans le train, en vacances…

L’entretien du Jack

Votre éleveur pourra vous renseigner sur le type de poil de votre futur compagnon : le jack existe en poil lisse mais les connaisseurs de la race apprécient les poils durs et les broken (poil intermédiaire) pour la beauté de leurs têtes et la parfaite adaptation de ce type de pelage aux broussailles et ronciers. Un beau jack a une tête au museau relativement court et carré avec une mâchoire en forme de U et non de V. Les yeux sont en amande. Le standard insiste sur la pigmentation et demande que la truffe, les paupières et les lèvres soient noires. Le jack est un terrier aux pattes droites. Il est blanc avec des tâches marron, noires ou tricolores.

Jack Russell
Avant l’épilation

 

Comme tous les terriers, un jack ne se tond pas, il s’épile ! Un poil dur très fourni demande à être épilé régulièrement (tous les trimestres).
Un brocken demandera un ou deux entretien dans l’année.

Et il vous incombe de vérifier l’état des oreilles toutes les semaines. Sans même parler de préparation aux expositions de beauté, le chien de la maison a besoin de soins réguliers ; quoi de plus désagréable qu’un chien sale et malodorant.


De plus, l’entretien régulier de votre compagnon vous permet de contrôler son état physique : eczéma, rougeurs de la peau, parasites externes, conjonctivite, otite… repérés rapidement seront plus faciles à traiter.

Jack Russell
Après l’épilation
  • Le brosser une fois par semaine avec une brosse douce ou un gant en caoutchouc. Pour cet apprentissage (comme pour tout autre) procéder petit à petit, en effet la capacité de concentration d’un chien et à fortiori d’un chiot est faible (5 mn maximum au début). De plus, c’est un excellent exercice de domination de votre chiot.
  • Le laver avec un shampooing pour chien que vous trouverez chez votre vétérinaire.

 

  • Lutter efficacement et régulièrement contre les puces et ne pas oublier l’environnement : tapis, voiture, plinthes… la puce ne vivant pas sur le chien. Il existe des produits spécifiques qui permettent de traiter la maison. A voir avec votre vétérinaire.

Le problème de l’élevage français

Le futur propriétaire doit être attentif aux « subtilités » du langage ; certains emploient le nom de « jack » ou même « parson jack » pour baptiser indifféremment des chiots de 2 mois qui sont des mélange jack/parson. En effet, certains éleveurs mélangent le jack et le parson. Il faut savoir que le parson est un chien de la famille des fox terriers et n’a que peu de ressemblances avec le véritable jack russell. D’ailleurs ce type de croisements est rarement fait en mélangeant de véritables souches australiennes mais plutôt pour déguiser des ratiers plus ou moins anglais et donne des individus à la morphologie des plus aléatoires ; certains chiens seront bien rectangulaire de type « jack » mais ils pourraient être qualifiés de « jacks géants » pesant plus de 10 kg voire 12 kg à l’age adulte. Dans une même portée, ces naisseurs sont bien en peine de savoir réellement comment vont évoluer leurs chiots et ne savent plus vous dire s’ils ont fait naître parson, jack…ou «jackson» trop grands en taille.

Jack Russell
Purs produits Mayo Land

Celui qui se laisse séduire par une petite boule de poils au regard vif en croyant acheter un jack russell et qui se retrouve, un an plus tard, avec un parson terrier qui pèse pour les plus grands jusqu’à 12 kg, peut être déçu, voire se sentir flouer malgré l’amour qu’il a pour son animal… Le futur propriétaire, désireux de bien faire et demandant des informations sur la croissance de son chiot, est en droit de savoir s’il achète un jack. Le grand public a compris qu’il est légitime d’obtenir la race du chien pour lequel il s’est déplacé.

De nombreux éleveurs refusent de marier courtes pattes avec hautes pattes et ne vous vendront pas un chiot parson pour un chiot jack. Pour bien choisir son chiot, regardez le modèle des parents. Il faut bien comprendre qu’il y a deux sortes de chiens : les jack – pour simplifier, long dans le corps, légèrement rectangulaire, avec quand même des membres bien droits, surtout pas un saucisson à pattes torses – et les parson russell terriers (carré dans le corps, élancé, chien étroit de poitrine). Lorsqu’on désire un jack, il faut savoir si les parents sont rectangulaires et pas trop grand. Un jack est un chien de petit gabarit. Une mère rectangulaire mais d’une taille trop importante devrait être écartée des critères de choix d’un chiot jack russell.

Jack ou Parson Russell?
Au même âge : à gauche un Jack et à droite un Parson La différence est visible même pour un non-professionnel !

Même si vos recherches vous ont orienté vers une portée de chiens mélangés, il reste possible de différencier les courtes pattes des hautes pattes et cela à partir de 6 semaines. Regardez les photos de chiots et attachez vous à la longueur de l’avant bras (radius/cubitus). La comparaison permet de « repérer » ce qu’il faut regarder : l’avant bras est réellement différent dans sa longueur et son angulation. C’est du simple au double. Une excellente manière de s’en rendre compte est de poser le chiot en statique et de se mettre à sa hauteur pour le photographier : les chiots « rase moquette » seront des jack, les « sauterelles » des parson.

Textes : © Chantal LECLERCQ
Photographies : © Sabine DESCHOOLMEESTER © Christophe HERMELINE © Chantal LECLERCQ © François NICAISE

Élevage Mayo Land
Chantal Leclercq
430 rue de Bretagne
62730 Marck – France
Tel : + 33 (0)6.12.33.44.46
www.lejack.com

Autour du Jack Russell

Un peu de lecture
Un t-shirt 100% « Jack Addict »
Un sac réutilisable

Golden retriever

Golden retriever

L’histoire du Golden

Golden retriever
Un regard doux

Le golden retriever est né de la passion d’un homme, Dudley Coutts Marjoribanks, homme d’affaire et politicien libéral, premier Lord Tweedmouth. Il installa de luxueux chenils dans sa propriété du l’Iverness-Shire « Guisachan » situé au Nord de l’Ecosse. Il aurait acquis auprès d’un cordonnier de Brighton un chiot retriever jaune, « Nous » issu d’un couple de Wavy coated noirs, race à ce jour disparue. De l’union en 1968 de ce premier chien et d’une chienne appelée « Belle » de race Tweed Water Spaniels (race également disparue), sont nés quatre chiots jaunes, trois mâles et une femelle. Par la suite, afin d’améliorer et stabiliser la race, furent introduits dans les croisements des Setter irlandais, des Bloodhound, l’apport de Tweed Water spaniels étant également renforcé. A compter de ce jour, la scrupuleuse tenue du livre des naissances de l’élevage nous a permis de connaître le remarquable travail de Lord Tweedmouth grâce à qui le golden fut reconnu officiellement en 1911.
Lord Tweedmouth avait pour intention de créer un chien parfaitement en harmonie avec la vie d’un gentleman farmer : intelligent, fidèle, un odorat infaillible pour la chasse, le compagnon idéal pour la vie d’un chasseur de gibier d’eau, capable sur ordre de quêter les oiseaux morts ou blessés sur des terrains marécageux, ou dans les landes écossaises.

Le retriever (à prononcer retriver et non retrayver) dont il existe à ce jour six races répertoriées (le retriever du labrador, le Curly coated retriever, le Nova scottia duck tolling retriever, le Chesapeake bay retriever, le Flat coatted retriever et le Golden retriever) est donc destiné au rapport de gibier d’eau, et par extension au rapport à la plume (faisans, perdreaux etc.).
Le golden est classifié dans le 8ème groupe – section 1 – rapporteur de gibier d’eau.

Les capacités du Golden retriever

Ces sélections de Lord Tweedmouth furent sans aucun doute une réussite, mais ces qualités inhérentes à la chasse se trouvent en fait extrêmement polyvalentes. Effectivement, même si le travail de chasseur en duo parfait avec son maître est la caractéristique du golden, celui-ci est à ce jour chargé de mission dans des domaines très variés, allant de la simple compagnie au travail de sauvetage : en mer, à la montagne, ou en brigade de recherches de personnes disparus chez les sapeurs pompiers, sans oublier son rôle dans l’accompagnement de personnes aveugles ou souffrant d’autre handicap.

Retriever au rapport

Très doux avec les enfants envers lesquels il se montre d’une très grande patience, il est d’une grande tranquillité à la maison, où il suit son maître avec des démonstrations d’amour infaillibles. Il a cependant besoin d’exercice physique, de grandes promenades à travers bois, le plaisir suprême restant le rapport : une balle, un bâton, à terre ou à l’eau, et pour les plus passionnés la participation à des concours d’obéissance (les working test ou agilty pour les sujets toniques et pas trop lourds en ossature) qui ne nécessitent pas obligatoirement l’entretien d’un élevage de poulets plus ou moins consentants…

Le golden n’est pas un chien de garde, à proprement parler. Le plus souvent, il fait la fête à tout ami de la famille, et même aux étrangers qui se trouvent ainsi flattés de cette reconnaissance lié surtout au bon tempérament de ce doux compagnon.

Le standard du golden retriever

Golden retriever

Standard F.C.I. N°111 arrêté au 29.01.1999 / F (d’après la traduction du professeur Triquet)
Le golden est un chien harmonieux, bien proportionné, actif, puissant, bien uni dans ses allures de constitution robuste à l’expression empreinte de douceur.

La tête est bien proportionnée et bien ciselée, le crâne large sans être lourd. Belle attache de tête avec l’encolure, le museau puissant, large et haut, la truffe est noire de préférence.
Son tempérament est doux, amical, sûr de lui.
Les yeux sont marron foncé, bien écartés. Le bord des paupières est foncé. Les membres antérieurs sont droits ; ils ont une bonne ossature.
Les épaules bien obliques. Le corps est bien équilibré, le rein court, la poitrine bien descendue dans la région sternale. Les côtes sont bien descendues et bien cintrées. La ligne du dessus horizontale.
Le rein et les membres postérieurs sont forts et musclés, les jambes sont solides et les grassets bien angulées. Les jarrets ne tournent ni en dedans ni en dehors. Les pieds sont ronds, pieds de chat.
Les allures sont énergiques, avec beaucoup d’impulsion. L’enjambée est longue et dégagée sans aucune tendance à relever les antérieurs. La queue est attachée et portée au niveau du dos, elle atteint le jarret et ne s’enroule pas à l’extrémité.
Le poil est plat ou ondulé avec de bonnes franges. Le sous poil est serré et imperméable.
La couleur : sont autorisés n’importe quels tons or ou crème. On admet la présence de poils blancs uniquement sur le poitrail.

Taille: hauteur au garrot : mâles : 56 à 61 cm, femelles : 51 à 56 cm.
Poids : de 29 kg à 34 kg pour les mâles (plus généralement proches de 37 – 39 kg pour les sujets fortement charpentés) et de 25 à 30 kg pour les femelles.

Ceci sont les éléments principaux du standard, ils sont répertoriés de manière plus complète sur les sites spécialisés dans la race. Le golden grandit jusqu’à douze mois environ, mais n’atteint sa pleine maturité que vers deux ans.

Polémiques sur la couleur

Couleur du golden
La couleur ne change pas le caractère

Souvent, la première question posée pour l’acquisition d’un chiot, est en rapport avec le ton de la robe du petit : blanc ou roux ?

Aucun de ses extrêmes n’est toléré en théorie.

Les chiots fauves orangés se distinguent dès leur naissance par un ton de robe plus soutenu, alors que les sujets plus clairs peuvent paraître presque blancs dans leur jeune âge. On prend pour habitude de regarder la couleur des oreilles des petits, car souvent, la robe se rapprochera du ton de celle-ci lorsqu’ils grandiront. Il faut attacher de l’attention à la pigmentation du chiot, en privilégiant une truffe bien noire, des yeux sombres. La robe doit être le dernier critère de choix d’un chiot golden : le plus important est de rencontrer un sujet « bien dans ses poils », quelqu’en soit la couleur !

Choisir un chien ou un golden ?

Ceci est une boutade, bien sûr ! Mais il est vrai qu’on ne choisit pas un golden retriever par hasard, simplement parce que c’est un beau chien à l’air gentil. Cette joyeuse peluche qui va vous sauter dans les bras dès qu’il vous verra et vous mordillera sans vergogne pour vous prouver son affection se doit d’être très bien éduqué, avec douceur, certes, mais beaucoup de fermeté pour devenir vers deux ans le chien idéal dont vous avez longtemps rêvé. Trop de particuliers attendent du golden qu’il corresponde à une hypothétique notice de livraison. Il ne parviendra à cette perfection que si vous l’aidez gentiment en bon maître à acquérir sa place de golden, quel que soit le terrain où il devra exercer ses talents, le salon ou le terrain de chasse…

Chien joueur
Le Golden aime l’eau et le jeu

Ne choisissez pas le petit malin frétillant qui vous bondira dessus dès la première visite : il risque d’être un peu plus dominant que la moyenne, s’installera dans votre lit (mais il est si mignon !) et y sera toujours lorsqu’il pèsera près de quarante kilos. Ce n’est pas rendre service à votre compagnon que de lui laissez croire qu’il déterminera tout seul ses limites. Tendresse, oui, fermeté, surtout ! Ne vous laissez pas non plus attendrir par le petit esseulé tapi contre un mur alors que toute la meute manifeste sa joie en votre présence : à moins que vous ayez une vie très calme et beaucoup de temps à lui consacrer pour le rassurer, il peut s’avérer être un chien sensible et craintif.

Lorsque vous visiterez le chenil ou la famille éleveuse, prenez soin de faire connaissance de la mère, demandez à voir les pedigree et copie du certificat de lecture de la dysplasie des hanches (les coudes ne sont pas encore obligatoires) du père et de la mère, de l’examen des tares oculaires.
La cotation du degré de dysplasie est : A/A exempt ; B/B soupçon ; C/C dysplasie légère. D/D dysplasie moyenne et E/E dysplasie grave ; ces deux derniers stades interdisant la reproduction vous ne devez pas prendre de chiot sur ce type de portée.
En matière de dysplasie, il faut savoir que le risque zéro n’existe pas, et que des parents sains peuvent malheureusement produire un petit atteint par cette déficience grave. Heureusement la médecine vétérinaire a accompli beaucoup de progrès ces dernières années.

La santé du Golden

Espérance de vie
Outtah du Pays des Gelfes à 11 et demi !

Le golden n’est pas un chien fragile. Il vit en moyenne une dizaine d’années, les tumeurs et cancers sont hélas fréquents en fin de vie, mais certains goldens coulent une vieillesse heureuse jusqu’à douze, voire treize ans ou plus. C’est un chien qui grâce à une bonne hygiène de vie et une nourriture adaptée vous accompagnera jusqu’au bout dans vos tranquilles promenades. Il n’est guère douillet et reste un chien facile à soigner.
Pour son moral et votre ménage, un bon coup de brosse une fois par semaine et son poil fera des envieux lors de vos promenades.

Sa nourriture

En général le golden n’est pas un boulimique. Lorsqu’il arrive dans votre foyer, l’éleveur aura pris soin de vous fournir sous forme de livret ou feuille d’accueil les premiers conseils et la marque de croquettes et les quantités à donner au chiot, les dates de vermifuge. Les dates de vaccination seront indiquées également sur le carnet de santé (ou passeport européen) qui vous sera remis. Il prend trois repas par jour jusqu’à six mois, puis deux repas, jusqu’à un an voire au-delà si vous en avez la possibilité. C’est un grand chien, cela évitera les désagréments d’une digestion trop importante en une seule fois. Il peut être sensible à une nourriture trop riche : privilégiez les croquettes à base de poisson, d’agneau et riz, de poulet. N’hésitez pas à changer de marque (transition progressive sur une semaine) si votre chien se lasse. La levure de bière et les huiles type « 4 huiles » peuvent aider à lutter contre une sécheresse de peau chez certains sujets.

Petite conclusion sur le golden retriever

 » Le golden n’a qu’un désir, celui de plaire à son maître.  »

Chiot golden
Chiot Golden Retriever « du Pays des Gelfes »

Il faut jouer alors sur cette propension et vous vous régalerez en lui inventant des jeux de recherche, des tâches bien précises, telles que débarrasser la voiture, chercher vos chères pantoufles et bien d’autres numéros que la plupart, avec un peu de patience et de pédagogie, est en mesure d’apprendre et maîtriser. Un golden actif trouvera par ce biais une raison supplémentaire à sa présence auprès de vous. Le golden retriever risque d’être, hélas, victime de sa nature exceptionnelle et de sa beauté. A la mode en France depuis une quinzaine d’année, le golden retriever voit croître le nombre de naissances qui parvient à dépasser celui des labradors, fort prisés également pour leur généreux caractère.
Il ne faudrait pas que cet intérêt suscite des vocations spontanées d’éleveurs peu attentifs au respect de l’héritage qu’un certain Lord écossais, avisé et inspiré, nous a légué.

Copypright textes et photographies : © Frédérique GLORY

Frédérique Glory
LE PAYS DES GELFES
17000 La Rochelle – France
Le Pays des Gelfes

Page 8 sur 18« Premier...678910...Dernier »