West Highland White Terrier

West Highland White Terrier

Le caractère du Westie

Westie
West Highland White Terrier

Le West Highland White Terrier, destiné, à l’origine, à chasser les nuisibles dans les fermes, est devenu maintenant uniquement un chien de compagnie, bien que ses instincts ancestraux ressortent quelquefois lorsqu’il prend un malin plaisir à courir après les poules du voisin ou qu’il attrape une souris.

Il est extrêmement agréable à vivre car il est toujours de bonne humeur, prêt à jouer avec les enfants ou à vous suivre en promenade. Ce n’est pas pour autant un chien soumis, bien au contraire. Le chiot Westie, dès son arrivée, dans son nouveau foyer, commencera, malgré son jeune âge, à vous tester. Il faut donc être très ferme dès le départ et ne pas se laisser attendrir par ses mimiques comiques. Il peut devenir un vrai tyran si son maître n’a pas su l’éduquer. Au contraire, bien pris en main, c’est un chien qui écoute bien, qui vous suivra partout et fera pâlir de jalousie vos amis !
Il est très malin et facétieux. Il fera des pitreries et des tours, mais attention ce n’est pas un chien de cirque, et vous n’obtiendrez rien de lui s’il n’en a pas envie. Il ne doit pas être dressé comme un chien de défense car cela ne correspond pas du tout à son tempérament et les ordres du style « couché ! » ou « au pied ! » le laisseront de glace ! Il est d’une intelligence qui vous surprendra car il comprend tout.

 » Le Westie n’est pas une peluche mais un chien au caractère bien affirmé. « 

Bien éduqué il sera le compagnon de tous les instants que vos amis vous envieront, le copain inséparable et infatigable de vos enfants.

Il aime sa famille, et n’a pas vraiment de préférence plus pour l’un que pour l’autre. Il adore les enfants.
Il est bon gardien dans la mesure où il prévient lorsque quelque chose d’insolite le surprend. Par contre, il fait la fête à tout le monde, et pourrait suivre des inconnus car il est très sociable.

Il semble être le compagnon idéal mais, attention, ce n’est pas un terrier pour rien. S’il n’est pas pris en main, il peut devenir odieux car il profitera de la situation et fera tout ce qu’il faut pour vous rendre la vie dure. Son éducation est donc très importante dès le plus jeune âge. Il ne conviendra pas à des gens nerveux, stressés ou surmenés.

Le physique du Westie

Westie

La description de son aspect général résume ce que nous attendons de cette race : chien hardi, joueur, intelligent, affectueux et indépendant.

Il ne faut pas oublier que le Westie était à l’origine destiné à chasser les nuisibles dans les endroits les plus inaccessibles. Il doit donc être de petite taille, robuste, bien musclé, intelligent et actif. Même si aujourd’hui, il n’a plus guère l’occasion de chasser les « puants », il faut veiller à conserver son aptitude physique initiale, et ne pas le transformer en « toutou à sa mémère » !

 La tête est le point majeur du Westie, un mauvais dos ou une queue mal plantée seront pardonnables mais pas une vilaine tête. Un déséquilibre dans ses proportions et l’ensemble est gâté. Le stop devra être marqué sinon la tête ressemblera à celle du Scottish. Le museau doit être large et court. Le regard perçant est donné par des yeux très foncés, bien écartés. Des yeux rapprochés donnent un air stupide. Les oreilles sont un des atouts de la tête du Westie. Elles doivent toujours être petites et droites. On rencontre de plus en plus de chiens avec des oreilles molles, mal portées ou trop écartées, ce qui nuit à l’ensemble de la tête. Certains essayent de camoufler le mauvais port d’oreilles par un toilettage savant mais l’effet n’est pas toujours réussi !
Westie adulte
Des petites oreilles bien droites

Le corps : le dos doit être court. La cage thoracique est bien développée pour permettre un bon développement des poumons et du coeur nécessaire pour un terrier sportif. Le Westie n’est pas un basset, et il doit avoir de « l’air sous le ventre ». La hauteur du garrot au coude est pratiquement égale à celle du coude au sol.
Dans les années 70, les chiens étaient moins élancés qu’aujourd’hui, plus près du sol, avec moins d’encolure mais court de dos. Hélas, depuis la modes des années 89/90, et l’importation massive de chiots sans origines issus des fermes d’élevage où la quantité prime sur la qualité, il est apparu un nouveau style : bas sur pattes, long de corps, long museau, qui rappelle le type initial du début du siècle.

La queue est d’environ 12,5 à 15 cm. Le standard précise « sans frange ». Si le West n’est jamais toiletté, les poils pousseront suffisamment pour faire une frange !
La queue est naturelle et jamais écourtée. Elle doit être portée fièrement. Le port de queue, c’est l’état d’esprit du chien. Il n’a pas la queue en l’air toute la journée, ce qui inquiète certain propriétaire. S’il a fait une faute il la portera basse, s’il a peur elle sera entre les pattes.

Le poil est double : un sous-poil court, doux et serré, un poil de couverture qui doit être dur. Lorsque le sous-poil est complètement absent, le poil est dit « ouvert », ceci est un défaut grave.
Ce descriptif vaut pour des chiens vivant au grand air, ce qui était à l’origine la destination de notre ami, mais avec le temps, le West a rejoint les salons et les appartements surchauffés. Il n’a donc plus l’utilité de se faire du sous-poil pour se protéger du froid bien au contraire aussi beaucoup de chiens citadins ont-ils un sous-poil pauvre. Ceci est également valable pour les chiens vivant dans des pays chauds, puisque le Westie à l’origine, avait pour résidence les Highlands où la température est voisine de celle des pays nordiques.

Westie
West Highland White Terrier

 » Couleur : uniquement blanche  »

Il arrive, suivant les origines, d’avoir ce que l’on appelle des « poilus » ou des « bichons ». Ces chiots ont dès leur plus jeune âge une fourrure importante et un poil cotonneux. Les néophytes se précipiteront sur ce type de chiot car il ressemble à une peluche. Evidemment ces poilus sont très spectaculaires car, très tôt, leur robe est abondante, c’est pourtant un défaut important qui devrait être sanctionné.
Il est préférable de choisir un chiot ayant le poil le plus dur possible même s’il ressemble à un fox à poil lisse, une fois adulte, sa robe sera aussi fournie que celle des autres, le poil de la tête se tiendra beaucoup mieux et permettra de faire une belle tête en chrysanthème, son entretien plus aisé qu’avec un poil mou.
Il apparaît quelquefois une légère coloration beige sur le dos, ceci se remarque surtout sur le poil très dur, et c’est plus fréquent lorsque l’on utilise un couteau à épiler plutôt que d’épiler avec les doigts.

Taille : 28 cm au garrot

Les origines du Westie

Les origines du Westie sont obscures et se perdent dans les brumes de son pays natal : L’Ecosse. Tout est mystérieux dans ce rude pays où les châteaux sont peuplés de fantômes et où un monstre mythique, familièrement appelé Nessy, hante le Loch Ness. Difficile donc, dans ces lieux de légende, de savoir exactement quels croisements ont abouti à notre Westie actuel. A l’époque d’Elisabeth 1ère d’Angleterre, les galions espagnols de l’Invincible Armada avaient à leur bord des petits terriers blancs qui chassaient les rats. A l’issue de la célèbre bataille navale entre Anglais et Espagnols plusieurs de ces navires s’échouèrent dans les îles de l’ouest de l’Ecosse. Il est fort probable que les petits terriers en profitèrent pour gagner la terre ferme.

Au début du 17e siècle, le Roi Jacques 1er d’Angleterre envoya au Roi de France six « petits chiens de terriers blancs », en provenance du Comté d’Argyll. Leur valeur était sans doute très importe car ils voyagèrent sur deux navires différents. Seraient-ce ces mêmes terriers, ou leurs descendants, que décrivit dans son livre, en 1911, Mr Holland Buckley Senior, spécialiste des peintures de Versailles sous Louis XIV, comme des West Highland, excepté que ces chiens n’avaient pas les oreilles droites ?

Le Comté d’Argyll est donc sans conteste le pays d’origine du West Highland, au sud-ouest des Monts Grampians. Dans cette région, beaucoup d’animaux d’espèces sauvages sont de couleur blanche : renard, coq de bruyère, lièvre. L’explication du blanc très spécifique du Westie : parfaite pigmentation, absence totale d’albinisme, s’expliquerait-elle par rapport à son lieu de naissance ?

Dans le Comté d’Argyll vivait un homme dont le nom est indissociable de celui du Westie : le Colonel E.D. Malcom de Poltalloch. Le colonel, lors d’une chasse, tua accidentellement son Cairn préféré, l’ayant confondu avec un renard à cause de la couleur de sa robe. Il se jura de ne plus posséder que des terriers blancs, qualificatif mal approprié car ses chiens étaient « linty white » c’est à dire plutôt beiges.

Chasseur mais également cynophile averti, Le colonel commença à exposer ses terriers dès 1890. A l’époque, les races écossaises étaient inscrites sous différentes variétés : Roseneath terrier, Poltalloch terrier, Highland terrier, Skye white terrier, etc… En 1899, un chiot White Scottish terrier fut exposé par Lady A. Forbes, au Crystal Palace Show, et ce même jour le Docteur Flaxman inscrivit un lot de Roseneath terriers.

West Highland White Terrier
Petit chien futé

En 1904, lors de la première exposition annuelle du Scottish Kennel Club, les West Highland White Terriers furent classés séparément. L’année suivante vit la création des Clubs écossais et anglais du West Highland White Terrier. Cette même année le 1er CC fut remporté par MORVEN (né le 28/3/1905) à 7 mois 1/2. Toutefois, il faudra attendre jusqu’en 1924 pour que les accouplements entre les Cairn et les Westies soient interdits.

3947 West Highland furent enregistrés entre 1907 et 1916, 27 champions furent homologués, leurs propriétaires entrèrent dans la légende. Parmi eux, la célèbre Mrs C. Pacey et ses Wolvey qui, pendant plus de cinquante ans, jusqu’à sa mort en 1963, fera plus que quiconque pour la race. Elle fut une des meilleurs, sinon la meilleure, juge toutes races sur tous les continents. Le premier de ses 58 champions fut Wolvey Pipper né le 29/7/1914.

En France, pendant des années, seul quelques initiés possédèrent des Westies, le premier couple appartenait à Melle Lejeune : Punch et White Judy dont une portée naîtra en 1925.

La race resta pratiquement inconnue dans notre pays, jusqu’à la fin des années 80. En 1988, le Westie devint la coqueluche des pubs télés, la France entière découvrit la drôle de frimousse de ce petit chien blanc qui fut bientôt plus connu sous le nom de « César » que de West Highland White Terrier !
Les éleveurs furent débordés de demandes, et n’apprécièrent pas que le Westie devienne le numéro un de la race canine, car l’engouement des français laissait présager une catastrophe pour la qualité des chiens futurs, prédiction qui s’est révélée, hélas, plus qu’exacte !

Les « pionniers » qui, pendant des années, avaient oeuvré pour l’amélioration de la race, voyaient arriver par « charter », de l’étranger, des chiots de mauvaise qualité, quand ils se trouvaient être de pure race ce qui n’était pas toujours le cas !
Les naissances firent un bond : de 816 en 1988 à 2652 en 1991, sans compter la production « sauvage » de chiots non inscrits.
En 1989, le Westie était le premier au hit parage des demandes de chiens de race, aussi les élevages français ne pouvant fourni la demande, les importés envahirent-ils le marché. Il fut vendu n’importe quoi sous l’appellation Westie, y compris des bâtards. Il fut impossible de faire quoi que ce soit pour endiguer la vague car les gens achetaient sans réfléchir à n’importe quel prix !

Santé

Westie
West Highland White Terrier

Le Westie est né dans une contrée sauvage au climat très rude. Il est donc d’une constitution extrêmement robuste, et ne craint ni le froid ni les intempéries, inutile de lui mettre un manteau l’hiver s’il est adulte, mais il faut toutefois couvrir le chiot de 3 à 4 mois lors de ces sorties hivernales.

Ce n’est donc pas un chien fragile et n’a que peu de problèmes de santé.
Toutefois, certains sujets rencontrent des maladies de peau qu’il est possible d’éviter avec une bonne hygiène de vie. Il faut donner une nourriture bien adaptée, de type industriel, sans en changer continuellement, et ne pas lui donner les restes des repas.

Deux affections sont connues dans cette race :

La maladie de Legg-Perthes-Calve ou la nécrose aseptique de la tête de fémur. La nécrose de la tête de fémur est provoquée par l’absence d’irrigation de la tête de fémur (à la suite d’un choc violent : jeux brutaux avec un gros chien, chute dans les escaliers ou collision avec un meuble ou un arbre, etc. sur le moment le chien ne réagit pas, et quelques mois plus tard se met à boiter) l’os se nécrose, la tête meurt et se sépare du reste du fémur. Le traitement le plus efficace est l’opération. Elle consiste en l’ablation de la tête, et permet une récupération totale du membre atteint.

L’ostéodystrophies cranio-mandibulaires ou C.M.O.. Maladie peu fréquente, les signes apparaissent entre l’âge de 4 et 10 mois. Le chien présente une anorexie due à une douleur provoquée par une tuméfaction de la mandibule. On peut constater une élévation de la température. Il faut donc calmer la douleur afin que le chiot puisse s’alimenter.
Heureusement la C.M.O. est une infection relativement rare dont le diagnostic doit être précis et précoce afin de pouvoir espérer stopper l’évolution de la maladie et l’imiter l’étendue des séquelles qui ne se traduisent généralement que par un mauvais positionnement des mâchoires.

Peu de chiens sont atteints par l’un ou l’autre de ces maladies, et, en règle générale, le Westie est un mauvais client pour le vétérinaire dont il ne fréquente le cabinet que pour les rappels de vaccination !

Toilettage

Westie
Toilettage

Le Westie doit être bien entretenu, brossé et démêlé chaque semaine, pour maintenir sa couleur blanche il est possible d’utiliser du talc, que l’on saupoudre sur le corps et ensuite par un bon brossage le superflu de produit sera éliminé, redonnant ainsi à sa robe une blancheur immaculée et une bonne odeur. Il doit être épilé tous les trois mois, il faudra donc le conduire chez un toiletteur spécialiste en épilation, si le travail est fait correctement c’est absolument indolore pour le chien, car cela consiste à arracher le poil mort près à tomber.

Pendant des années, les éleveurs ont déconseillé de laver le Westie maintenant, avec la pollution urbaine et agricole, la tendance s’est inversée. Il faut donc laver le chien mais toujours avec un produit adapté (shampoing spécial poil dur). Les fabricants de produits cosmétiques canins ont mis au point des shampoings permettant de laver le chien au maximum toutes les six semaines.

Utilisez un couteau à épiler :

  • A Commencer l’épilation par le cou, juste derrière les oreilles.
  • B Continuer sur le dos. Epiler en descendant le long du cou et sur les épaules jusqu’au coude. Descendre en dégradé sur les côtés et l’arrière-main.
  • C Tailler la queue en carotte
  • D – Raser à la tête 3 mm
  • E Le poil à l’arrière du pied doit être court, tailler-le avec les ciseaux droits, le tour du pied doit être coupé court mais les ongles ne doivent pas être dégagés.
  • F Raccourcir la jupe si nécessaire
  • G Le poil doit être taillé pour former un cylindre
  • H Le pied doit être taillé en rond
  • I Le poil du cou et de la poitrine doit être tondu à la tête 3mm, descendre en biais légèrement jusqu’à l’épaule, la démarcation sera rattrapé ensuite à l’épilation.
  • J La tête sera taillée aux ciseaux droits. L’arrondi partira de la barbe en remontant jusqu’à la base de l’oreille. Tous les poils doivent être raccourcis de façon à ce que la tête ressemble à un chrysanthème, seule la pointe de l’oreille devra légèrement dépasser.
  • K La pointe de l’oreille sera tondue à la tête 1mm.
Chiot Westie
Portée de Westie

Copyright textes et photographies : © Chantal LE PAPE

Élevage de Walescot
Chantal Le Pape
Le Boulay
27580 CHAISE DIEU DU THEIL – France
Tel : + 33 (0)2.32.32.67.47
www.terriers-ecosse.com

Autour du Westie

Foulard avec motifs Westie
Alimentation spécifique
Bouillotte micro onde peluche

Akita Inu ou Américain

Akita Inu ou Américain

L’origine et la légende de l’Akita

Des sculptures datant de la préhistoire représentent des chiens à la queue enroulée et aux oreilles dressées… Des squelettes retrouvés semblent indiquer que l’ancêtre de l’Akita était présent à cette époque. Les premiers écrits datent de l’an 710 au Japon.

Au XIIème siècle les premières illustrations représentent des chiens de chasse, à l’ours, au sanglier et à l’antilope, dans la région d’Akita, ville du nord de l’île de Honshu (l’île principale du Japon).

L’Akita Inu, ou Akita ken (Inu et Ken voulant dire :chien en Japonais) apparu sous l’ère Edo(1603-1867). Chien de chasse et de garde des Shoguns, l’Akita était un signe de richesse et seul les nobles en possédaient… L’admiration pour les Akita fit que Tsunayoshi, 5è Shogun Tokugawa, né sous le signe du chien, inventa un langage pour leur parler, fit édifier dans la capitale Edo un palais de 500 000 M2 dédié à l’Akita et quiconque blessait ou tuait un chien pouvait encourir la peine de mort.

Sous l’ère suivante, fin 1800 début 1900, la race faillie être perdue car l’Akita devint chien de combat ; de même en 1911 avec l’impôt sur les chiens et une épidémie de rage entre 1912 et 1926 n’arrangea rien.

L’Akita était en train de disparaître. En 1931 la race devint « Trésor National » et 9 chiens furent sélectionnés dans les coins les plus reculés des montagnes pour retrouver le type originel.
La fondation Akita Inu Hozonkai (AKIHO) s’occupe depuis cette époque de la préservation de la race. Cette loi et cette Association firent connaître l’Akita dans tout le Japon mais ce fut un chien : Hachiko qui y contribua le plus.

Hachiko
La statue d’Hachiko

Hachiko accompagnait son maître à la gare de Shibuya à Tokyo tous les jours, rentrait au domicile et revenait le chercher le soir venu… Un soir son maître ne rentra pas car décédé dans la journée!!! Hachiko revint pendant presque 10 ans à la gare, tous les jours, attendre son maître et à sa mort, devint symbole de fidélité au Japon. Il fut désigné chef de gare honorifique, une statue fut érigée devant la gare et les amoureux viennent de tout le pays se jurer fidélité. La peau d’Hachiko est conservée au musée Ueno.

La seconde guerre mondiale fit des ravages et la race faillit à nouveau disparaître d’autant que le protectionnisme Japonais n’arrangeait rien.
Les Américains plus tard, entreprirent de travailler la race avec quelques sujets de leur coté, ainsi l’Akita Américain était en train de naître sans qu’on le sache : en effet la Fédération Cynologique Internationale sépara la race en deux en l’an 2000 : le chien de souche originel restait Akita Inu, et naquis l’Akita Américain (qui s’appela Grand Chien Japonais quelque temps).

Le caractère et l’éducation d’un akita

Vous l’avez compris l’Akita n’est pas un chien ordinaire, et destiné « à M. tout le monde ».
Digne et fier d’un caractère calme, peu aboyeur, pas fugueur, très proche du maître et de la cellule familiale. L’Akita Inu intrigue puis fascine très vite…

 » L’Akita incarne tout le mystère de l’Orient. « 

A la fois émotif et sensible il est protecteur et dominant.
Dominant avec ses congénères (attention aux bagarres inévitables entre mâles) il est doux et affectueux avec les enfants sans être le « toutou qui ramène la baballe ».
L’Akita représente la fidélité et son maître est TOUT pour lui. Vous lui rendrez son amour mais il vous en donnera TOUJOURS plus que vous ne lui en donnerez…

Akita Inu
Le calme de l’Akita

Il vous étonnera avec ses mimiques et ses facéties, ses bonds verticaux comme le font les chats, ses siestes, des heures au coin du jardin, ses éternuements de joie en vous voyant le matin, et ses trophées qu’il vous ramènera fièrement : cailloux, feuilles, chaussures, jouet d’enfant…

Il vous étonnera surtout par sa discrétion (n’aboie que très peu et à bon escient), supporte bien l’appartement, sans besoin de longue promenade, mais demandant comme tout animal à être sorti et promené au minimum et aimé au maximum.

En exposition canine il doit respirer la fierté, la puissance, la noblesse, doit avoir des allures majestueuses. Dans la vie de tous les jours il est incarne la force du Sumo, le courage du Samouraï et la Beauté de la Geisha. Dans l’esprit des Japonais traditionnels (chez les plus anciens) c’est d’ailleurs ce qu’il représente. Les plus jeunes retrouvent les Akita dans les jeux vidéo et les Mangas (ouvrez l’oeil).

 » L’Akita est un chien qui doit être fier et qui l’est. « 

ATTENTION : l’Akita apprend très vite, le bon et le mauvais : Ne vous trompez pas…
Les ordres : Aux pieds, Non, Assis, accès aux pièces de la maison etc., doivent être réfléchis et donnés correctement dès la première séance. Renseignez vous auprès d’un professionnel, et ne vous aventurez pas sur un terrain que vous ne connaissez pas. Il sera très dur de rattraper un exercice mal fait.
L’apprentissage se fera par des séances courtes (1/4 d’heure puis une pause , un autre 1/4 d’heure).

 

L’entretien et la santé de l’Akita

Akita Inu
Akita des Joyaux du Soleil Levant

Peu d’entretien pour ce chien habitué aux rudesses du climat des régions montagneuses au Japon. Rustique donc robuste, son épais pelage le protége du froid et il s’acclimate parfaitement à la chaleur.

Un brossage important lors des deux mues annuelles, dont celle d’été plus importante, est à prévoir ;De même qu’après chaque promenade en campagne(pour éliminer les éventuels tiques et éviter ainsi une piroplasmose à votre compagnon).
Pas d’ongle à couper ni d’oreilles à épiler, l’entretien de l’Akita est très facile à gérer.
Attention à la torsion à l’estomac qui peut arriver parfois : PAS de jeux ni de courses après les repas ; fractionnez ceux-ci ou donnez le repas le soir et… au lit.

Coté longévité votre Akita vous accompagnera une bonne dizaine d’années. Une alimentation équilibrée et de marque vous aidera à le garder près de vous plus longtemps, et il ne s’en portera que mieux dans la vie de tous les jours et aura une croissance parfaite.

Coté santé et maladies deux fléaux touchent la race : le VKH et à l’Adénite Sébacée, maladies auto immunes .Elles touchent aussi d’autres races comme le Caniche,le Braque Hongrois,le Samoyède, le chien de Berger Perse…Le facteur héréditaire est à prendre en compte mais l’origine est inconnue des chercheurs. Il y a aussi parfois quelques tares oculaires et attention à la Dysplasie des hanches.

Le physique de l’Akita Inu

Akita
Les couleurs de l’Akita

Chien de type Spitz et de type Primitif (le plus proche descendant du loup) l’Akita Ken doit mesurer 61 cm pour la femelle et 67 pour le male avec une tolérance de +3 -3 au garrot…

Pour un poids moyen de 30, 32 Kg pour la femelle et 35 à 40Kg pour le male.

De constitution robuste, l’Akita est un chien rustique et peu enclin aux maladies.
Conformément au standard les yeux doivent être en forme de noix de Ginko Biloba, tirés vers le haut et de couleur sombre.

La robe peut être de couleur roux et blanc, sable, et aussi tigrée bringée roux, bleue, argentée ou encore blanche.
Les oreilles doivent être dressées , l’encolure forte, le dos bien droit, le fouet enroulé sur le dos.
Le chien dans son ensemble doit donner une impression de force et de puissance, être majestueux.

Pour conclure

Chien de compagnie et de garde de la propriété, Asiatique jusqu’au bout de la queue, l’Akita Ken n’est pas un chien de traîneau.
Il se rapproche du portrait idéal du chien de garde familial.
Inclus au Patrimoine National au Japon, il a un charisme fou…
Ce Shogun des chiens au mental sculpté à la lame d’un Katana ne va pas vous laisser indifférent bien longtemps…

On peut lire un peu partout : un Akita çà se mérite…
Un ami m’a dit : Je ne m’achète pas un Akita, je me l’offre !!!

Attention aux effets de mode !

Akita
Daisuki des Joyaux du Soleil Levant

Une nouvelle version du film « La légende d’Hachiko » avec Richard Geere en vedette met en scène un Akita.
Espérons que le phénomène Némo ou Ratatouille ne touchera pas l’Akita…
Les chiens sont des compagnons fidèles, mais ne nous laissons pas impressionner par le cinéma. De Rintintin aux 101 Dalmatiens en passant par Lassie et bien d’autres, les stars canines ont toutes injustement contribuées à une surproduction entraînant une baisse de qualité de la race concernée.

 

Copyright texte et photos : © Alain KERLOCH

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