Bouvier Bernois

Bouvier Bernois

Les origines du Bouvier Bernois

Bouvier bernois

Aucune théorie valable n’a vu le jour sur les origines précises du bernois. Toujours est il qu’aux environs de 1000 à 600 avant J-C, on trouvait des chiens du format exact d’un bouvier bernois dans les pré alpes bernoises.

La colonisation de la région de Berne et de Bürgdorf, entre les VIII et X siècle contribua à l’amélioration des conditions de vie et il fallut des chiens de garde et de ferme de taille imposante pour surveiller les hameaux et propriétés.
Au moyen age, les nobles et les couvents confièrent leurs troupeaux de bovins à la garde des vachers qui devinrent suffisamment riches pour entretenir des chiens de grandes tailles.
Ces circonstances furent sans doute à l’origine d’une sélection rigoureuse afin d’aboutir à un animal répondant aux besoins de la population : c’est à dire un chien de taille respectable, attentif, incorruptible, attaché aux maîtres, animaux et objets de la ferme, sachant reconnaître les limites de son domaine et le défendre.
Entre 1830 et 1860, on installa des fromageries en plaine et les chiens de bouviers se virent confier une nouvelle tache : ils furent attelés à une charrette et matin et soir, ils amenaient le lait de la ferme jusqu’à la fromagerie.
Quelques descriptions de chiens des années 1840 font état de chiens surnommés Ringgi en raison d’un collier blanc ou Bläss pour ceux qui possédaient une liste blanche entre les yeux mais à l’époque, il n’y avait aucun nom de race.
On trouve donc toutes les variétés possibles allant d’un chien blanc taché de couleurs en passant par le blanc et jaune jusqu’au fauve taché de blanc et de noir.

Bouvier bernois adulte

Grâce à l’achèvement des principaux axes ferroviaires en Europe après 1860, l’élevage des chiens de grande race prit son essor notamment celui du Saint Bernard. La demande étant importante, les grands chiens de ferme du canton de Berne furent exportés sous la dénomination de « grands chiens des Alpes ». Les chiens tachés de jaune et de feu prirent beaucoup de valeur alors que ceux à robe tricolore furent rabaissés au rang de chiens à vaches.
C’est dans cette région de l’Emmenthal, difficile d’accès que les chiens de ferme à robe tricolore purent se maintenir sans rien perdre de leur qualité. Le climat rude a donné la préférence aux fourrures longues et une superstition populaire voulait que les chiens noirs éloignent les mauvais esprits. Nous avions donc à cette époque les bases de notre Bernois actuel.
L’appellation « Dürrbachler » venant du nom du hameau de Dürrbach où ce chien à poils longs tricolore était particulièrement répandu, vit le jour probablement à la fin du 19ème siècle au moment de la création de la société cynologique suisse.

C’est en 1902 que les premiers sujets furent présentés dans les expositions. 4 Dürrbachler participèrent à cette première exposition grâce au promoteur de la race, monsieur Fritz Probst. Mais ce fut le professeur Albert Heim qui proposa un prix de 10 francs (somme considérable pour l’époque) à l’exposition suivante pour le meilleur chien.
Le Club suisse du Dürrbachler fut fondé en 1907 et le premier standard date de 1910. L’appellation de Bouvier Bernois proposé par le professeur Heim fut adoptée en 1913 pour le distinguer des 3 autres races de bouviers suisses.

Bouvier Bernois adulte
Bouvier Bernois jouant dans la neige

La race évolua peu de 1913 à 1948. Mais les caractères semblaient malgré tout devenir assez craintifs.
Action préméditée ou hasard du destin ? Toujours est-il qu’en 1948 un terre neuve Pluto von Erlengut s’accoupla avec une femelle bernoise Christine von Lux. Des 7 chiots de cette union, Babette seule fut saillie par un bernois Aldo von Tierfurt. Ainsi commença la sélection de notre Bernois moderne avec un beau poil noir brillant, une meilleure structure et surtout un tempérament plus doux.

Aujourd’hui, le bouvier bernois est connu et apprécié dans le monde entier grâce à sa robe tricolore aux marques et taches bien réparties, à ses facultés d’adaptation et à ses qualités de chien de famille.

Le physique du Bernois

Le standard officiel du Bouvier Bernois est du ressort de son pays d’origine, la Suisse. La dernière modification du standard date du 25.03.2003. Classification F.C.I. : groupe 2 ( chiens de type pinsher et schnauzer, molossoïdes, chiens de montagne et de bouvier suisse et autres races – section 3 : chiens de montagne et de bouvier suisse. Un petit aparté pour préciser que ce groupe 2 de la Fédération Cynologique Internationale n’a aucun rapport avec la 2ème catégorie de la loi sur les chiens dangereux.

Bouvier Bernois adulte
La robe du Bouvier Bernois est toujours tricolore

L’aspect général du Bernois est puissant, souple et harmonieux avec une taille supérieure à la moyenne. Les femelles toisent de 58 à 66 cm et les males de 64 à 70 cm.

La tête puissante ne doit pas être trop lourde et présente un stop bien marqué sans être trop prononcé.
Le marquage tricolore doit répondre à certains critères : des marques feu au dessus des yeux, sur les 4 membres et à la poitrine, une liste bien blanche en tête, nettement délimitée et symétrique, En largeur, la liste ne devrait pas aller jusqu’aux pastilles feu au-dessus des yeux et le blanc du museau ne doit pas dépasser la commissure des lèvres.
Le plastron doit former une plage blanche ininterrompue et modérément large dans le cou et le poitrail,
Les pieds blancs et la pointe de queue blanche sont recherchés,
Les petites taches blanches à la nuque et sous la queue sont tolérées.

Attention au port de queue trop gai ou enroulé sur le dos : elle doit remonter au niveau de la ligne de dos en action voir un petit peu plus haut pour les sujets dominants.

Le caractère du Bernois

Bouvier bernois

Le bouvier bernois a gardé de ses origines un caractère bien trempé mais sans problème. Son éducation est facile tant ce chien est docile. Néanmoins sa forte personnalité impose qu’elle soit conduite avec fermeté et douceur. La socialisation du chiot doit être précoce et sans faille car elle est capitale pour son avenir.
Le Bernois est une vraie présence, il s’impose très vite comme un membre à part entière de la famille ; d’une grande bonté, doux et affectueux avec les enfants, il sait se transformer en véritable gardien et protéger les siens. Il fait preuve d’une grande générosité dans sa relation avec ses maîtres et accorde sa confiance sans bornes qu’il manifeste dans chacun de ses regards. C’est un compagnon fidèle qui sait se faire aimer de tous.
Il est indispensable qu’il sache qui commande à la maison. Donnez-lui un travail, une tâche quelconque, exploitez son atavisme de chien utile et il sera ravi !
L’éducation d’un bouvier bernois se fait tout en douceur, tout en restant ferme et dès le premier âge. Il ne faut jamais lever la main sur lui, ni hurler car c’est un chien d’une grande sensibilité qui ne veut qu’une seule chose : vous être agréable.

Bouvier Bernois adulte
Petit bouvier deviendra grand

Intelligent, doté d’une remarquable mémoire, spontanément gentil envers les enfants, toutes ses qualités en font un excellent chien de famille. Très attaché à ses maîtres (plutôt pot de colle !!) Il n’aime pas leur absence, il ne s’épanouit vraiment qu’en vivant auprès d’eux.

Le bouvier bernois est un chien qui se livre et qui déteste qu’on le néglige ou qu’on le délaisse, la solitude ce n’est pas pour lui… Il a besoin pour s’épanouir pleinement de la présence de ses maîtres. Il est donc fortement déconseillé aux personnes travaillant 8 heures par jour de prendre un bernois.
Il peut vivre en appartement sous réserve de lui offrir comme balade autre chose que le tour du pâté de maisons, car c’est un chien qui a besoin de se dépenser et il préfère de loin disposer d’espace (ce qui ne doit pas empêcher les maîtres d’aller le promener !). Il déteste tellement la solitude que cela peut provoquer chez lui des troubles du comportement du type : destruction, plaies de léchage, vocalises, etc….

Pacifique envers les étrangers malgré sa méfiance naturelle et son sens aigu du territoire, il n’est jamais inutilement agressif. Il assume son rôle de gardien en se contentant d’aboyer pour prévenir.

Les mâles entre eux ne se supportent pas toujours bien.

 » Le Bernois reste longtemps adolescent « 

C’est un chien à la croissance lente tant sur le plan du caractère que sur celui de la construction. Il faut donc être attentif et patient durant toute cette période.

Il est bien évidemment doué pour l’attelage, mais fréquente assidûment les terrains d’agility, de pistage et d’obéissance. Disciplines qui lui conviennent parfaitement.

Besoins spécifiques du Bouvier bernois

Comme toute grande race, il faudra accorder un soin particulier au choix des parents afin de limiter les risques de dysplasie des hanches.
L’éleveur doit vous fournir le compte rendu de la lecture officielle effectuée par le lecteur du Club de Race.

La notation du stade de dysplasie est : A, exempt – B, soupçon – C, dysplasie légère – D, dysplasie moyenne et E, dysplasie grave ; ces deux derniers stades interdisant la reproduction.

De nombreux éleveurs pratiquent également le contrôle des coudes de leurs reproducteurs ; les stades allant de 0/0 à 3/3.

Chiot Bouvier Bernois
Bouvier Bernois âgé de 10 jours

Ces précautions ne vous garantiront jamais que votre chiot sera indemne mais vous assureront que la base est saine. Une bonne alimentation sans surcharge pondérale, un peu d’exercice durant la première année sans dépasser les 5 minutes de promenade par mois d’âge, peu ou pas d’escaliers vous aideront à avoir un adulte sain en pleine santé.

Un problème spécifique aux Bernois est souvent cité : l’histiocytose maligne. C’est une forme de cancer qui touche beaucoup de nos Bernois pendant leur adolescence.
De nombreuses personnes en concluent que notre race est fragile, ce qui est faux ; il faut tout simplement savoir que les grandes races ont un système immunitaire un peu moins performant et que toutes races confondues , 1 chien sur 4 décède d’un cancer.
La particularité de l’histiocytose est qu’elle touche des sujets jeunes.

Un travail de recherche sur les causes génétiques est mené au laboratoire du CNRS de Rennes qui pourrait à long terme aboutir à un test génétique de dépistage.

Le Bouvier Bernois garde de son passé de gardien une certaine méfiance vis-à-vis des étrangers. Certains pouvant devenir franchement craintifs. Les éleveurs attachent une grande importance au caractère des parents pour éviter d’avoir des chiots peureux mais vous devez également sortir votre Bibounet et lui faire connaître du monde et des situations différentes assez rapidement.

Faites le sous forme de jeux en ayant une attitude enjouée et avec des friandises dans la poche. Votre Bernois étant votre reflet, si une situation vous angoisse, il le ressentira et réagira en conséquence. Soyez détendu lors de vos premières sorties qui se feront dans des lieux peu fréquentés. N’allez dans les marchés ou les lieux publics bondés que vers 6-7 mois.

Ces problèmes de dysplasie et de caractère sont relativement bien maîtrisés par les éleveurs consciencieux, il paraît donc primordial de faire appel à eux lors de la recherche d’un chiot de qualité.

 » La population non-LOF pose beaucoup de problèmes « 

Ces chiens sont souvent des chiens craintifs voir caractériels, d’une morphologie souvent bien plus petite que le standard donc d’un tempérament plus vif ne correspondant pas au vrai bernois, sans parler des soucis de dysplasie. Ce sont souvent des chiens achetés à la va vite, peu chers et qui malheureusement se retrouvent très souvent abandonnés.

Alors si votre budget ne vous permet pas d’acquérir un chiot de qualité d’exposition, n’oubliez pas que les éleveurs ont souvent dans leurs portées, un bébé moins bien marqué ou avec un oeil bleu, ce qui permet de payer moins cher un chiot non confirmable mais qui présentera toutes les garanties sanitaires voulues.

Copyrights textes et photographies : © Brigitte HARTER © Sylvie ASTORGIS © Valérie CONTARDO © Laurence COLLAS

Brigitte HARTER

Livre de Brigitte Harter
http://bernois-saint-roc.com

Autour du Bouvier Bernois

T-shirt avec motif Bouvier bernois
Playmobil Bouvier bernois
Plaque décorative

Australian Cattle Dog ou Bouvier d’Australie

Australian Cattle Dog ou Bouvier d’Australie

Les origines de l’Australian Cattle Dog ou Bouvier d’Australie

Des discordes sur l’origine de l’ACD au sein des éleveurs français subsistent.

Chien de Berger Australien
Une morphologie proche du Dingo ?

Historique selon l’American Kennel Club

Le physique de l’Australian Cattle Dog (Bouvier d’Australie).

L’apparence de l’Australian Cattle Dog dévoile un physique de chien de travail, fort, courageux et intelligent, avec une puissance et une endurance peu connue chez les autres chiens de cette taille. Leur taille variant de 43 cm à 51 cm au garrot.

Apparaît aux yeux de l’observateur, un physique d’athlète harmonieusement construit. L’ACD est capable de mouvements rapides et brusques , indispensables lorsqu’il conduit des troupeaux de races bovines parfois belliqueuses.
Sa substance, sa puissance, l’équilibre de ses formes, la qualité de ses muscles lui procure une exceptionnelle agilité et beaucoup de force.
Sa tête est forte avec un crane large entre les oreilles. Ses joues sont musclées. Ses yeux sont de forme ovale et de dimensions moyennes. Ils expriment la vivacité et l’intelligence. Son cou est extrêmement fort, musclé. La ligne du dos est horizontale et la longueur du corps est légèrement supérieure à la hauteur du garrot. Sa poitrine est bien descendue et musclée. La croupe est plutôt longue et inclinée. Son fouet atteint approximativement le jarret; au repos, la queue pend en formant une très légère courbe; elle porte une brosse. Les pieds doivent être ronds avec des doigts courts et bien serrés ( pieds de chat ).Son allure est franche, souple, dégagée et facile. Au trot, les pieds ont tendance à se rapprocher à mesure que la vitesse augmente. Le poil est court, lisse, double et imperméable. La couleur de la robe est soit bleue, soit truitée de rouge. Ce chien peut porter un coquard ou un masque, noir pour les « bleus » et rouge plus foncé pour les « rouges ». Mais ce n’est nullement obligatoire.

Bouvier Australien
Trois bouviers australiens bleus

L’ACD, de part ses origines, possède l’avantage d’avoir une odeur moins forte que les autres chiens de race. Son look rustique nous fait penser à son proche parent du bush australien et sa nature sauvage.

Le bouvier australien fait parti des chiens qui n’aboient que très peu et toujours à bon escient comme dans le but d’alerter ses maîtres de la présence d’un intru sur son territoire. Une autre particularité de l’ACD : le hululement qui remplace l’aboiement traditionnel dans certaines situations d’excitation.

Parfois affublé d’un oeil au beurre noir, bien que cette tache ne soit pas systématique, l’ACD est un chien de taille moyenne, fort et compact, crée en Australie pour conduire les troupeaux de bovins, jusqu’aux marchés par des pistes longues et ardues.
Les qualités majeures de ce chien sont donc une étonnante résistance, la faculté d’adaptation et l’endurance. Il est quasiment silencieux au travail, guidant les bestiaux avec précision et le minimum d’effort.

Le caractère de l’Australian Cattle Dog ou Bouvier Australien

Bouvier Australien au troupeau
Un chien de troupeau

L’Australian Cattle Dog est un chien rustique, fait pour le travail.
On pourrait croire que son physique fort, musclé, compact a déteint sur son caractère. En effet, c’est un chien au mental bien trempé.

Il arrive à gérer des situations très diverses grâce à son extrême intelligence.
Très courageux, il accomplira jusqu’au bout la tache qui lui a été demandée.
Pour ne pas saboter le potentiel de ce chien tellement doué, il devra trouver en son maître un allié, en qui il mettra toute sa confiance. Dès lors, il lui vouera une vénération sans limite. Mais il se refuse à devenir un « esclave » et ne travaillera que par complicité avec son maître. Pour avoir le plaisir de lui avoir fait plaisir.

 » Le bouvier d’Australie est d’un tempérament intrépide et déterminé. « 

Son maître doit comprendre qu’il ne doit pas avoir avec son ACD, un rapport de  » force », en étant un « dominateur » ; mais faire admettre à son chien, avec fermeté mais beaucoup de douceur, que c’est lui le « bon chef de meute ».

Bouvier australien bleu

Par son attachement à son maître, aux autres membres de la famille, de son troupeau ou de sa propriété, l’ACD devient sans dressage, un gardien hors pair et un excellent protecteur.
Il garde de son ascendance Dingo, une méfiance innée envers l’étranger, qu’il jaugera de son regard. En cela, il assure parfaitement son rôle de gardien. Il observe ce qui se passe autour de lui et est constamment en éveil. Ses yeux qui reflètent, en outre son intelligence, ont la particularité de faire apparaître une lueur d’avertissement ou de méfiance à l’approche d’un inconnu.

Connu pour sa loyauté, sa protection du maître et de ses biens, l’Australian Cattle Dog est très sélectif à reconnaître ami ou ennemi. Curieux mais méfiant avec les étrangers, il est cependant très doux par nature; mais devient agressif si son maître ou ses biens sont menacés. Son dévouement est proverbial et il est prêt à sacrifier sa vie pour les siens. Il est affectueux, joueur, et désireux de plaire. Il doit être traité avec respect, en retour il vous montrera le même respect. Pour l’éducation, il doit être traité avec énormément de douceur.

Les besoins de l’Australian Cattle Dog ou Bouvier d’Australie

L’Australian Cattle Dog est un chien polyvalent. A l’aise dans toutes les disciplines canines. Cependant, le Ring, discipline au « Mordant », lui convient moins bien; ceci étant du à la « mécanisation » du chien que cette discipline impose. Le Mondioring faisant appel à l’intelligence de gestion envers des situations diverses, lui conviendra mieux.

Bouvier Australien
Mère et chiot

L’ACD est un chien rustique, je dirais campagnard plutôt qu’urbain, ayant besoin d’énormément d’activité. La vie en appartement ne lui convient pas. A moins d’avoir un maître très sportif, qui fera avec lui quotidiennement du jogging, au moins 2 heures par jour ou encore mieux, de longues ballades à vélo. S’il travaille sur troupeaux de bovins, c’est un chien de contact et un talonneur plutôt qu’un rabatteur.

Il est très proche de son maître et a besoin qu’on lui chuchote les ordres au lieu de les lui crier. Les hurlements à son encontre restent improductifs. La violence verbale et ou physique sont prises comme un excitant. Le chien répondra le plus souvent par l’agressivité. La réprimande par une intonation ferme et sévère, suivie immédiatement d’une caresse lorsqu’il obtempère, donne d’excellents résultats; l’ACD ayant une grande faculté de compréhension.
Pour l’ACD, la hiérarchie s’impose d’elle-même; pour autant qu’il ait un maître qui sache la faire respecter par la fermeté, mais la douceur, et surtout la justice.
Ce chien ne supporte pas d’être confiné entre 4 murs, ni d’être enfermé de longues heures au chenil. Il a besoin d’espace. Son activité de prédilection est la conduite des troupeaux. Il aime avant toute chose faire plaisir, chez lui, c’est un réel besoin. Pour son équilibre, il lui faut donc un maître sachant lui exprimer le plaisir ressenti.
Actuellement en Europe, il ne talonne plus les troupeaux, il faut donc qu’il puisse se défouler autrement. De façon purement ludique, tout simplement par le biais des balades, randonnées à pied ou à cheval, ou bien en le lançant dans des disciplines canines à un degré de compétition plus ou moins élevée. Il est doué pour l’Agility; il présente de bonnes dispositions pour l’Obéissance; Le « Mordant » Sportif peut être envisagé : il a une prise étonnante. C’est à ce prix que l’ACD sera un chien hyper calme dans la maison.
Il a une personnalité à tendance dominante, qu’il soit male ou femelle. D’où la nécessité de parfaitement le sociabiliser. Pour ce faire, l’éleveur ne devrait jamais céder les chiots avant l’age de 10 ou 11 semaines, afin que l’éducation faite par la mère, et mieux, par la meute, soit terminée et comprise. Le chiot deviendra alors un adulte équilibré, sachant fraterniser avec ses congénères.

L’entretien et la santé de l’ACD

Chiot Bouvier Australien
Chiot ACD bleu

Pas d’entretien spécifique, seulement un coup de brosse de temps en temps, pour le plaisir du chien. Ses poils courts sont faciles à entretenir, mais il faudra intensifier les brossages lors des mues.
Son coté rustique semble le prémunir contre la maladie.

 » L’Australian Cattle Dog est un chien de travail. « 

Une vie de sédentaire ne lui convient pas, car il demeure un chien très actif.
La vie à la chaîne ou en chenil est à proscrire pour le bien-être de ce chien.
Un ACD a besoin de passer un maximum de son temps en la compagnie de son propriétaire et lui faire plaisir.
C’est un chien proche de son maître que l’on qualifiera même parfois de « pot de colle ».
Peu disposé aux problèmes de santé, il réclamera plus d’amour que de soins médicaux.

Copyright textes et photos : © Yolande RADIGUES © Boumédienne BENHAMOU
Elevage du Yéo

Le Gachoutat
Chemin de l’Espienne
32220 PUYLAUSIC
05 62 63 98 67

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