Cairn Terrier

Le caractère et l’éducation du Cairn

Le Cairn est certainement le plus intelligent des cinq terriers d’Ecosse mais aussi le plus difficile à manier.

Etant, celui de 5 Ecossais qui est resté le plus proche du type originel, il a aussi gardé son caractère très terrier, et ses instincts de chasseur. D’ailleurs, il est parfois utilisé pour la chasse avec beaucoup de succès.

Notre Cairn est donc un petit malin qui sait s’y prendre pour obtenir ce qu’il veut. Tous les moyens sont bons.
Il faut donc savoir prendre bien en main ce petit chien, et ceci dès le premier jour. Il est recommandé d’être ferme, et d’imposer tout de suite les limites à ne pas dépasser. Si vous croyez que vous avez à faire à un chien stupide car il n’obéit pas et semble ne rien comprendre, vous vous trouvez en réalité devant un petit malin qui fait celui qui ne comprend pas pour voir jusqu’où sont les limites permises !

Il peut être têtu et tenace, mais la fermeté, une bonne éducation dès le plus jeune âge, en feront un compagnon agréable.

Il est souvent turbulent surtout les premières années. Il faut donc prévoir de lui donner beaucoup d’exercice, de longues promenades. Vous pouvez également envisager de faire de l’agility avec lui car il y est excellent. Si vous avez des enfants, eux aussi turbulents, le Cairn est le compagnon idéal car il est infatigable, après une journée passée ensemble à jouer, le chien aura épuisé les enfants !

cairn et cheval
Le cairn est un chien curieux de nature
Photo : © Chantal LE PAPE

Il est d’un naturel curieux, et s’intéresse à tout. Il a un petit côté « concierge ». Il est très sûr de lui et n’a peur de rien. Les gros chiens ne l’impressionnent pas, aussi faut-il se méfier, ce sera sans doute lui qui déclenchera une bagarre !

Malgré ses airs de « petit dur » c’est un grand tendre, il est très câlin et démonstratif. Il adore les enfants pour qui il est le compagnon idéal.

Le Cairn est remuant, très vif, mais ne doit jamais être hypernerveux et excité. Il doit être bien dans sa peau, sûr de lui, mais jamais « sous-tension » car il pourrait devenir agressif. Il est donc recommandé, au moment de l’acquisition du chiot, de voir le comportement des parents.

Ce n’est pas un chien de garde pourtant il préviendra si quelqu’un sonne à la porte pour ensuite lui faire la fête.

C’est un compagnon extrêmement agréable, enjoué, malin, clown, toujours prêt à vous suivre quoique vous fassiez.

Ce n’est pas un modèle d’obéissance, il faut donc lors des promenades, les premières années, le tenir en laisse : courte en ville pour éviter qu’il ne fasse le fanfaron avec des gros chiens, à enrouleur à la campagne pour lui donner de la liberté sans pour autant le laisser libre de suivre la piste d’un lapin !

 » Amateur de chien calme et obéissant s’abstenir car un Cairn…ça décoiffe ! « 

Comme il est très intelligent, vous pouvez le faire obéir avec une récompense, lorsqu’il fait bien ce que vous lui avez demandé, vous lui donnerez une friandise en employant un mot genre « petit gâteau » ou « fromage », qu’importe si c’est un biscuit pour chien ou un morceau de fromage, il faut que le mot soit toujours le même. Lorsqu’il sera au fond de votre jardin, à 10 heures du soir, et que vous en aurez assez de l’appeler depuis un quart d’heure, employez le mot magique qui le fera revenir « ventre à terre ».

Ce drôle de petit chien conviendra à des personnes jeunes de caractère pouvant supporter toutes ses facéties, ayant la patience d’accepter ses impertinences.

Le physique du Cairn terrier

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Anakin Skywalker de Walescot
Photo : © Chantal LE PAPE

Le Cairn est, à l’origine, destiné à chasser les nuisibles, d’où son agilité pour travailler dans les éboulis rocheux.
Il devait être éveillé pour attraper les « puants » ; s’il a l’aspect naturel d’un terrier apte au travail, il ne doit pas, pour autant, être négligé mais, mal entretenu et non toiletté. De petite taille, il donne toutefois une apparence de robustesse.

La tête : Le Cairn doit avoir une jolie tête, il faut donc que le stop soit bien marqué, que le museau soit puissant et large. Un nez long et pointu détruira l’expression recherchée.

Le corps Le dos est droit, et jamais court comme celui du Westie. La cage thoracique est bien cintrée et descendue pour permettre un bon développement des poumons compatible avec son tempérament sportif.

La queue Le standard peut être contesté sur ce point. En effet, elle ne doit pas avoir de panache, un Cairn qui n’a jamais été toiletté présentera automatiquement des grands poils à la queue. Elle est portée gaiement, oui si le chien est gai, mais s’il a fait une bêtise ou n’est pas particulièrement excité : la queue sera basse ou dans le prolongement du dos. Il est fréquent de rencontrer des chiens à la queue recourbée sur le dos, c’est un défaut important
Il faut donc différencier l’implantation de la queue avec le port de queue qui est lié à l’état d’esprit du chien !

Le poil Point très important pour le standard, mais dont la description s’applique surtout aux chiens vivant en extérieur. Comment un chien pourrait-il se faire un sous poil et un poil de couverture important résistant aux intempéries alors qu’il vit dans un appartement surchauffé ? A moins de le faire coucher dans le réfrigérateur, il sera difficile d’obtenir un poil conforme au standard, et les lavages répétés avec des shampoings mal adaptés ne feront qu’empirer les choses !

 » Il ne faut donc jamais acheter un Cairn en fonction de sa couleur car il n’est pas garanti grand teint ! « 

Couleur Les coloris sont variés, et il n’y a jamais deux chiens identiques. La particularité de cette race est que le chien peut changer de couleur : bringé à la naissance, sable ou roux à deux mois, il pourra devenir bringé très foncé à deux ou plus.

Poids et taille Malgré le nouveau standard beaucoup de sujets, surtout chez les femelles, sont encore au-dessous des 28 cm. La taille est de 28 à 31 cm pour les mâles comme pour les femelles.

Les origines du Cairn terrier

La race doit son nom au mot gaélique « cairn » qui désigne des monticules de pierres : éboulis naturels ou pierriers édifiés par l’homme. Dès l’âge du bronze, les Celtes, afin d’enterrer leurs morts, construisaient ces « cairns » faits de pierres et de terre. Avec le temps, ces monticules se couvrirent de ronces et de buissons, lieu idéal pour que « les puants » y creusent leur terrier. Des petits chiens courageux et plein d’audace trouvèrent là un terrain de chasse privilégié.

Au 16ème siècle, les historiens du Comté d’Argyll, Turbenville et Dr Caius, dans leurs écrits, font référence à des terriers du nord, et un autre écrivain, John Leslie décrit un petit terrier utilisé pour la chasse aux renards et aux blaireaux en Ecosse au siècle dernier. Rien ne prouve que ces terriers soient des Cairns mais il est fort probable qu’ils soient les ancêtres de notre Cairn actuel.

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Le Cairn est un petit chien infatigable
Photo : © Chantal LE PAPE

Dans ces temps anciens, les chefs de Clans possédaient des meutes de chiens courant et de terriers qui chassaient les nuisibles qui pullulaient dans les Highlands.

Plusieurs familles écossaises possédaient leurs propres lignées, parmi les plus réputées les MacDonald de Waternish, les Macleod du Clan Drynoch, originaires de l’Ile de Skye. Dans ces élevages les couleurs préférées étaient le gris foncé, et le bringé avec une dominante gris argenté. L’élevage de MacKinnnon de Kilbridge étaient également un élevage important où se trouvaient des chiens de tous coloris : du crème au presque noir.

Il est à peu près certain que le Cairn moderne est issu de ces trois élevages. Cela ne veut pas dire qu’à cette époque les Cairns étaient uniquement dans l’Ile de Skye car il y avait d’autres chenils dans d’autres Comtés d’Ecosse.

Pendant 150 ans se développa la plus ancienne lignée, celle du Capitaine MacLéod du Clan Drynoch. Ensuite John MacDonald, qui fut le garde chasse pendant 40 ans des MacLéod of Macléod de Denvegar Castle, travailla sur ces courants de sang pendant environ 70 ans. Les souches actuelles descendent donc des MacLéod et du Waternish Cairn des MacDonald et Nicholson.

En 1860, ce chien fut nommé « Skye à poil court », le Capitaine MacDonald en présenta quelques uns à l’exposition d’Inverness.

La race se développa donc sous cette appellation de Skye à poil court. La comtesse d’Aberdeen écrivit en 1910 au Kennel Club en suggérant le nom de « Cairn terrier de Skye ». La proposition fut acceptée mais en raccourcissant en « Cairn Terrier ». Le Kennel Club décida donc, à compter du 01/07/1910, que toutes les inscriptions de Skye terrier à poil court seraient enregistrées sur un nouveau registre, celui du Cairn terrier.

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Cairn Terrier
Photo : © Chantal LE PAPE

En 1910, suite à l’exposition d’Edimbourg, le Cairn Terrier Club fut créé. Mr A.R. MacDonald of Waternish fut nommé Président et Mrs Alastair Campbell Secrétaire.

En France, Les premiers sujets arrivèrent dans les années 20 importés par des aristocrates.

La race démarra vraiment dans les années 60, grâce à deux éleveurs : L’abbé Pagnez et surtout M Messin qui créa l’élevage du Moulin Blanc et produisit pendant de nombreuses années d’excellents chiens.
Contrairement aux autres races, comme le Westie ou le Scottish, où les éleveurs suivaient l’évolution de leur race en Grande Bretagne et importaient, souvent à prix d’or, des sujets de très grande qualité, les éleveurs français de Cairn se contentaient de travailler en circuit fermé sur leurs origines n’achetant que très rarement des sujets étrangers de qualité. Lorsque l’on compare les photos de la race, prises dans les années 60/70 en Grande Bretagne et en France, la différence de type est flagrante.

Dans les années 80, une polémique se développa concernant le Cairn. Outre-manche, le nouveau standard avait été ratifié par le Kennel Club en 1982, et le changement le plus important se rapportait à la taille, celle-ci passait de 26 cm pour les mâles, 25 pour les femelles, à 28/31 cm pour les deux sexes.

 » Aujourd’hui le Cairn rivalise avec ses cousins écossais pour le titre de Meilleur Terrier d’Écosse dans les expositions canines. « 

Changement considérable pour l’élevage français qui ne comptait que des sujets de petites tailles puisque l’élevage français vivait en autarcie depuis des décennies, et la modification du standard était passée complètement aperçue. A cette époque, des chiens de type très différent arrivèrent sur les rings, ce qui créa une tension entre les défenseurs de l’ancien type, cela les obligeait à remettre en cause tout leur élevage, et ceux qui voulaient l’application du nouveau standard. Il fallut un certain temps avant que le nouveau type soit accepté, ainsi des sujets de grande qualité en subirent les conséquences.
Les choses heureusement ont évolué, maintenant le nouveau standard s’est imposé. Le Cairn actuel y a beaucoup gagné, il est plus élégant, plus spectaculaire.

Santé

Très solide et rustique, il n’a pas de problème de santé particulier, il vit généralement assez vieux, souvent plus de 15 ans, sans même être atteint par les maladies touchant les chiens âgés.

Il est recommandé de veiller à lui donner une nourriture équilibrée, de type industrielle, qui correspond exactement à ses besoins, ainsi n’aura-t-il pas de maladies de peau ou d’obésité souvent liées à une mauvaise alimentation.

Le toilettage du Cairn Terrier

Toilettage du Cairn
Toilettage du Cairn

Le Cairn terrier est un chien très facile à toiletter car son poil dur s’épile facilement. Il est recommandé d’épiler le Cairn uniquement avec les doigts, c’est à dire en tenant d’une main la peau et de l’autre prendre des petites touffes de poil entre le pouce et l’index en tirant toujours dans le sens du poil. On peut éventuellement utiliser un couteau à épiler si l’on se trouve en présence d’un chien qui a un mauvais poil un peu mou.

Le Cairn ne doit jamais être toiletté comme un Westie. La robe ne doit jamais être mise « à plat », c’est à dire épiler tout le poil dur et ne laisser que le sous-poil, car la repousse sera mauvaise et par la suite le poil formera des vagues. Il ne faut épiler le chien que lorsqu’il y a déjà une repousse de poil dur et que les longs poils paraissent « en trop ». Si le chien à toiletter ne présente pas une repousse de poil dur, il faudra seulement épiler les poils trop longs.

Si vous devez laver le chien, utilisez un shampoing spécial poil dur, mais vous aurez du mal à faire tenir le poil de la tête.

 

  • A – Commencer à épiler le cou en partant derrière les oreilles
  • B – Arracher les grands poils du dos en dégradant sur les côtés
  • C – Épiler la queue en forme de grosse carotte
  • D – Épiler pour donner une bonne ligne et la forme de la cuisse
  • E – Raccourcir les poils de l’arrière du pied afin que celui-ci soit bien net
  • F – Égaliser le dessous de la robe si nécessaire
  • G – Épiler légèrement la poitrine en laissant des poils sur le devant des pattes
  • H – Retirer les longs poils de la tête de façon à donner une forme arrondie
  • I – Épiler la pointe des oreilles, retirer les trop longs poils au-dessus des yeux

Matériel

  • Une paire de ciseaux droits
  • Un couteau à épiler (facultatif)
  • Une brosse carde
  • Un peigne en fer
  • Une paire de ciseaux-sculpteurs (facultatif) (une lame droite une crantée)

 

Chiot Cairn Terrier
Chiot Cairn de l’élevage Walescot
Photo : © Chantal LE PAPE

 

Textes : © Chantal LE PAPE
Photographies :

  • © Chantal LE PAPE

Élevage de Walescot
Chantal Le Pape
Le Boulay
27580 CHAISE DIEU DU THEIL – France
Tel : + 33 (0)2.32.32.67.47
www.terriers-ecosse.com

Bull Terrier

Bull Terrier

Les origines du Bull Terrier

Le physique du bull terrier

Femelle rouge et blanche

Ce qui frappe au premier abord chez le Bull, c’est son physique si particulier. Pourtant, avec un peu d’expérience, on réalise que tous les bull terriers ne se ressemblent pas. Certains sont plutôt petits et trapus, d’autres plus hauts sur pattes et élancés. Certains ont une petite tête fine et allongée, d’autres une grosse tête courte et large. Plus étonnant encore, on peut trouver sur un même ring des chiens de moins de 40 cm au garot, pesant moins de 20 kg et d’autres de plus de 50 cm et d’un poids approchant les 40 kg!
Un beau bull terrier peut faire absolument n’importe quelle taille et poids! L’important est qu’il soit bien proportionné et qu’il possède le maximum de substance par rapport à sa taille.

Pour mieux s’y retrouver en ce qui concerne les beaux chiens et les autres, il faut comprendre le standard de la race, qui découle directement des origines mélangées du Bull. Sa puissance lui vient du Bulldog, son agilité du terrier et son élégance du Dalmatien, c’est ainsi qu’émergent des types parfois très différents. C’est un chien solide, bien soudé, tout en courbes. Un athlète musclé et bien construit, avec une certaine élégance, un regard perçant et un air malicieux.

Le bull terrier est un chien puissant, qui inspire le respect. Le Bull doit être d’un naturel courageux et déterminé. Notons qu’un mâle doit avoir une apparence masculine et qu’une femelle doit sembler féminine au premier coup d’oeil.
L’agressivité n’entre absolument pas dans ses caractéristiques et il est généralement adorable avec tout le monde, y compris les étrangers.

L’expression si caractéristique du bull terrier lui vient en grande partie de la forme de ses yeux, ou plus exactement de leur ouverture. Celle-ci est petite, triangulaire et oblique, son coin extérieur dirigé vers la base de l’oreille. Les yeux doivent, en principe, être presque noirs. En pratique, beaucoup de Bulls ont les yeux marrons plus ou moins foncés.
Le corps du bull terrier doit être compact et athlétique à la fois, puissant sans lourdeur.

 » Beaucoup de puristes ne voient le bull terrier qu’en blanc « 

En pratique, on rencontre différents types de poil chez le Bull. Un beau poil bien serré et brillant est particulièrement beau, surtout chez un chien de couleur.
D’autres au contraire préfèrent les chiens de couleur, avec généralement une préférence marquée pour une des couleurs reconnues. Quoi qu’il en soit, le Bull peut être soit blanc (uni ou taché de couleur sur la tête ou les oreilles), soit de prédominance colorée. Les taches de couleur sur le corps d’un chien blanc et les robes de couleur dans lesquelles le blanc prédomine sont à rejeter.

Les couleurs acceptées en plus du blanc sont le bringé, à fond rouge ou fauve plus ou moins marbré de noir, le rouge franc ou plus diffus (fauve), le tricolore, à fond noir marqué de feu, et le bringé noir.

Caractère et besoins du Bull

Bull bringé

Avec son caractère joueur, câlin et amusant, le bull terrier n’est pourtant pas le chien de tout le monde. Si vous aimez le caractère berger, les chiens qui feraient tout pour faire plaisir à leur maître, abstenez vous: le bull n’est pas fait pour vous!
Têtu comme tout terrier qui se respecte, il est aussi très malin et observateur. C’est un opportuniste qui sait toujours à qui il a affaire et ce qu’il peut se permettre selon les circonstances. Il teste toute sa vie son entourage. Outre ce côté tête de mule, le bull terrier est un chien agréable et très attachant.

C’est un des seuls chiens à avoir un véritable sens de l’humour. S’il a fait une bêtise et qu’il sent la colère de son maître monter, il multiplie les pitreries pour désamorcer sa mauvaise humeur et éviter une punition. Les qualités indispensables au maître d’un bull sont la patience, une autorité tempérée d’une certaine souplesse et un sens de l’humour à toute épreuve.

L’éducation du bull terrier doit se faire en tenant compte de son caractère frondeur et d’un principe simple: ce que le bull fait, il le fait parce qu’il le veut bien! Il faut donc lui donner envie de faire ce qu’on attend de lui et utiliser les méthodes axées sur le renforcement positif. Heureusement, le bull est à la fois gourmand, joueur et très curieux. Les motivations ne manquent donc pas pour le faire travailler.
Les méthodes traditionnelles basées sur l’utilisation de la force sont à bannir absolument. Il est conseillé d’inscrire le chiot bull dans un club d’éducation dès son plus jeune âge. Cette socialisation du chiot est très importante et doit être complétée par de nombreuses sorties en ville et dans des lieux variés.

Pour rester en bonne forme physique et conserver un mental digne de sa race, le bull terrier a besoin de se dépenser.

Sans être un coureur de fond, le bull est un athlète et il lui faut de l’exercice. Tout jeune, il peut sembler infatigable: attention! Un chiot bull est souvent très enthousiaste et ne sait pas s’arrêter. Il est capable de courir et de jouer jusqu’à l’épuisement, ce qui a souvent valu quelques frayeurs à des propriétaires insouciants.
Surtout si votre bull terrier est avec un adulte, plus endurant que lui, n’hésitez pas à les séparer quelques temps afin que tout le monde retrouve son calme et que le plus jeune puisse se reposer.
Une fois adulte, le bull se calme progressivement. Du petit lutin actif 24 heures sur 24 (c’est du moins ce qu’il semble!), il se transforme en adulte plus « raisonnable ».

Chiot bull terrier blanc

Un bull a besoin de stimulation, d’activité, d’un maître à la hauteur. Offrez lui au minimum une promenade tous les jours, à moins qu’il ne dispose d’un jardin ou il peut s’ébattre à loisir. S’il n’a pas d’autre compagnie que celle de ses maîtres, c’est à eux que revient le devoir de jouer avec lui et de lui offrir une existence trépidante.

L’agility lui convient tout à fait et c’est le moyen idéal pour l’éduquer en douceur. Si vous êtes cavalier, il apprendra sans mal à suivre votre monture en promenade. A condition d’avoir de bonnes bases d’éducation, il vous est également tout à fait possible de l’atteler à un VTT ou de courir avec lui.

Les soins nécessaires

Le bull terrier est généralement un chien très actif. Sa curiosité et son goût du jeu font partie intégrante de son tempérament et lui causent parfois de graves ennuis.

Très fréquents chez le bull, les accidents liés à l’ingestion de corps étrangers. Une occlusion de l’oesophage ou de l’intestin peut causer la mort de votre chien: attention à ce que vous le laissez grignoter! Idéalement, un chiot ou un jeune chien ne devrait jamais être laissé seul avec des objets à risque. Dans la pratique, bien sûr, cette méthode de prévention est difficile à mettre en oeuvre: votre petit bull trouvera toujours de quoi s’amuser!

Même les jouets d’apparence indestructibles peuvent-être transformés en charpie par un bull suffisamment déterminé.

Bull terrier blanc
Bull terrier blanc adulte

 » Ne sous-estimez jamais la puissance de ses mâchoires !  »

Il existe plusieurs gammes de jouets pour chiens costauds, des grosses balles en plastique dur qu’il fait rouler avec son nez aux os en nylon hyper-résistant, en passant par les pyramides de caoutchouc. Attention, acheter une imitation moins chère est toujours une fausse économie: la vie de votre chien est en jeu! Côté os à mâcher : seuls les gros os à moelle sont acceptables Les os en peau de boeuf, en cuir ou en aliment pressé ne sont pas prévus pour les mâchoires du bull. Prudence!

Son entretien régulier se limite à la taille des griffes si elles n’ont pas tendance à suffisamment s’user, au nettoyage des yeux et des oreilles avec des produits adaptés et à un coup de brosse de temps en temps. Il est utile d’habituer le chiot à ces manipulations dès son plus jeune âge, afin qu’il se laisse faire volontiers: s’il n’est pas d’accord une fois adulte, il sera très difficile de le maintenir immobile pendant ces diverses opérations!

Les yeux du bull ont parfois tendance à couler et un nettoyage quotidien avec un collyre nettoyant ou des lingettes imprégnées n’a rien de superflu.

La robe du bull terrier ne nécessite qu’un brossage de temps en temps. En période de mue, il peut être utile de brosser un peu plus souvent afin d’épargner votre intérieur. En effet, si le pelage court du bull ne fait pas de bourres ni de «moutons», il laisse quand même une multitude de petits poils durs et pointus qui se piquent partout et dont il est difficile de se débarrasser.

Avec son poil court, le bull terrier est étonnamment auto-nettoyant, même lorsqu’il est de robe blanche. Il peut rentrer de promenade couvert de boue pour retrouver une demi-heure après un aspect presque irréprochable. Un bain ou une douche de temps en temps ne lui fait pourtant pas de mal, à condition d’utiliser un shampooing adapté protéiné ou « spécial poil blanc » est idéal. Ce gros costaud a la peau sensible et il serait dommage de déclencher chez lui une réaction allergique par simple souci d’économie!

Les problèmes de santé propre au bull-terrier

Le bull terrier n’est pas un chien fragile. Son entretien est facile et son toilettage presque inexistant. Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger les soins courants ou ignorer les problèmes inhérents à la race.

La surdité :
Bull Terrier blanc

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une maladie, mais d’un défaut congénital héréditaire. Grâce à une sélection bien menée, peu de chiots bulls sont sourds de nos jours. Toutefois, le problème est loin d’avoir entièrement disparu et la vigilance est essentielle. La surdité viendrait au départ de la sélection du bull terrier pour sa robe blanche.
Le chiot naissant toujours sourd (ses oreilles ne sont pas encore « terminées »), il faut attendre plusieurs semaines pour se prononcer. Un chiot qui est sourd à huit semaines (âge ou il peut quitter l’élevage pour se rendre chez ses nouveaux propriétaires) n’a que très peu de chances d’entendre un jour. Un test individuel est indispensable, car le chiot peut sembler réagir à un bruit alors qu’il ne fait que copier la réaction de ses frères et soeurs. Dans le doute, un examen plus poussé chez un vétérinaire peut s’avérer nécessaire. Un chien sourd ne peut pas être confirmé.

La peau :

 » La peau est un véritable talon d’Achille
chez le bull terrier « 

La peau de beaucoup de bull terriers est sensible et sujette à toutes sortes d’affections plus ou moins graves. Dans certains cas, ces sensibilités sont héréditaires. Les allergies (aux puces, aux acariens, aux pollens ou à certains aliments) sont très fréquentes et ne posent heureusement qu’assez peu de problèmes. Dans le cas d’une allergie aux puces, l’unes des plus courantes, une prévention plus poussée sera recommandée. Un traitement symptomatique (lotion) et un antihistaminique soulagera le chien.

Le coeur :
Hérités de son ancêtre Bulldog, les problèmes cardiaques ont une fréquence modérée chez le bull: du petit souffle au coeur presque indétectable qui n’affecte pas ou peu la vie du chien à de plus graves malformations nécessitant parfois une opération, toujours coûteuse.
En principe, une simple auscultation suffit à écarter ou non le risque de malformation et à aiguiller le vétérinaire sur la poursuite des tests (électrocardiogramme, voire echo-cardiographie) en cas de doute.
Il est recommandé de refaire les tests plusieurs fois dans la vie du chien, certains problèmes ne se manifestant qu’à l’âge adulte.

Les articulations :
Un autre point faible chez le bull. Les affections congénitales sont notamment relativement fréquentes, mais certains problèmes peuvent résulter d’un traumatisme ou d’une mauvaise alimentation. En fait, dans la plupart des cas, les causes sont multiples: sensibilité héréditaire, alimentation trop supplémentée en calcium et traumatisme, par exemple.
La dysplasie de la hanche, qui affecte beaucoup de grandes races, n’épargne pas le bull terrier.
La luxation de la rotule est une affection qui touche principalement les petites races… et le bull terrier!

Les yeux du bull terrier miniature :
Le bull miniature souffre parfois d’une maladie héréditaire qui affecte les yeux et rend le chien progressivement aveugle.

 

Copyrights textes et photographies : © Julie DEUTSCH

Élevage Trick or Treat
Julie DEUTSCH

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