Nouvelles consignes et revue de presse

Prendre rendez-vous implique l’acceptation des consignes listées ci-dessous.

Les nouvelles consignes sont simples et faciles à respecter.

  • Masque pour chaque participant (non fourni)
  • Solution hydro-alcoolique (non-fournie)
  • Respecter une distance sanitaire appropriée entre les personnes
  • Interdire au chien d’entrer en contact avec les personnes (moi y compris)
  • Sacs à déjection (non fournis, le système de ramassage commun est supprimé)
  • Ne pas toucher le matériel sans y être invité et s’être désinfecté les mains avant
  • Venir muni d’un stylo pour remplir votre contrat et votre chèque ou avec l’appoint pour les règlements en espèces
Gants, masque, chien
Certaines personnes ajoutent même les gants à la liste. Toutes les mesures qui permettent de rendre les séances sécuritaires sont les bienvenues.

Le protocole que j’ai mis en place semble fonctionner. Chacun doit s’habituer à garder des distances. Ma volonté d’éviter de toucher les chiens interroge quelques propriétaires et semble logique pour d’autres. Tous se rallient au bon sens.
Quelques questions simples : « Avez-vous actuellement une légère appréhension à l’idée d’essayer un vêtement que vous souhaitez acheter ? » « Iriez-vous caresser le vêtement d’un inconnu actuellement ? »

 

Une des nouvelles consignes : venir masqué.

Le risque 0 est impossible…

Je préfère prendre toutes les précautions pour éviter de propager le virus, d’autant que je peux être en contact avec des personnes plus ou moins fragiles sur le terrain d’éducation canine.
Je dispose bien évidement de quoi me laver les mains sur le terrain (eau+savon et solution hydro-alcoolique), mais cela me semble insuffisant pour garantir une sécurité optimum. Je préfère attendre encore un peu avant de me rapprocher des chiens.
J’estime que quand on caresse un chien, notre pantalon et nos manches frôlent aussi le pelage et les vêtements deviennent alors potentiellement porteurs du virus. Deux  solutions pour pouvoir reprendre des séances avec contact des chiens : connaître précisément le temps de survie d’une charge virale contaminante pour l’humain par l’intermédiaire du pelage des animaux ou travailler en combinaison intégrale à usage unique. La première solution dépend des scientifiques (qui ont d’autres priorités dans leurs études, soyons honnêtes) et la deuxième dépend des finances. Une combinaison à usage unique ne peut être en in-tissé pour un travail avec des chiens qui me sautent parfois dessus avec leurs griffes, et les combinaisons « agricoles » en coton impliqueraient un investissement trop couteux pour être économiquement viable (investissement de départ, gestion du temps de lavage et séchage).

Je me documente le plus régulièrement possible et les informations sont parfois contradictoires. Dans le doute, et jusqu’à une baisse significative de l’épidémie, je préfère rester prudente. J’adapte ma façon de travailler. Je vous guide à distance réglementaire. Je détaille les exercices comme d’habitude. Il m’arrive même d’interagir avec les chiens et de demander à leurs propriétaires de les caresser pour moi ! Adaptation est le mot d’ordre de cette crise sanitaire.

Je vous propose une revue de presse que j’ai sélectionné.

Publié le dans Ouest-France (extrait)

Les poils porteurs du virus

Le pelage de l’animal comme toutes les surfaces de la maison peut recevoir des gouttelettes et être porteur de virus pendant un temps réduit, explique Jacques Guérin, président de l’Ordre des vétérinaires. Quand on caresse son chien, il est possible de se contaminer les mains. Il faut donc se laver les mains après, ajoute-t-il.

Publié le 4/04/2020 dans Le Messager (extrait)

Le Dr Michaud tient à souligner un point concernant les balades des chiens. « Les maîtres vont, honnêtement, plus souvent que d’habitude, se promener avec leur chien dehors. Mais ce n’est pas une bonne idée. Il est normal que l’animal soit sorti, mais il faut vraiment limiter le nombre de balade et surtout, lors des promenades, il faut éviter le contact entre les chiens eux-mêmes, ainsi que les contacts entre les chiens et les humains. Les gens ont tendance à caresser les chiens lors des promenades. Mais si le propriétaire du chien est infecté par le Covid-19, son compagnon peut présenter du virus sur son pelage, et le geste d’attention pourra exposer son auteur à l’infection s’il ne respecte pas les gestes barrière. » Le chien ne transmet pas, lui, directement, le Covid-19, mais son pelage peut le porter, et passer d’homme en homme.

COVID-19: gare au poil des animaux comme vecteur possible de transmission

TORONTO — Des vétérinaires canadiens préviennent qu’en temps de pandémie de COVID-19, les mesures de distanciation devraient aussi être appliquées aux animaux domestiques, car leurs poils pourraient être un véhicule de transmission du nouveau coronavirus.
Le site web des Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) des États-Unis signale que jusqu’à nouvel ordre, rien ne démontre que la COVID-19 puisse être transmise par le pelage des animaux. Cependant, il invite les gens atteints par le virus à limiter leurs contacts avec les bêtes tant qu’on n’en saura pas davantage sur la COVID-19.
Un expert en maladies infectieuses de l’Université du Manitoba, Kevin Coombs, signale qu’il n’y a rien d’intrinsèquement antiseptique dans les poils d’animaux. 

 Le vétérinaire Scott Weese de l’Université de Guelph, en Ontario, signale qu’en flattant un chien qui a été caressé par deux ou trois étrangers pendant une balade, on entre d’une certaine façon en contact indirect avec ces personnes, ce qu’il faut éviter.
Le vétérinaire torontois Ian Sandler, qui siège au sein du comité des affaires nationales de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV), croit que la fermeture des parcs à chiens au Canada ne suffit pas à enrayer le risque. À son avis, il faut que les propriétaires de chiens empêchent les contacts avec les autres personnes.

Le Dr Sandler invite les gens à considérer les amis canins comme étant des membres de la famille pour lesquels les mêmes règles de distanciation doivent s’appliquer.
Ian Sandler estime qu’en plus de s’isoler de leurs proches, les personnes infectées à la COVID-19 devraient maintenir leurs animaux domestiques à l’écart afin d’amoindrir les risques de transmission du virus, même si ceux-ci sont très faibles, à son avis.

Les cas d’animaux malades à la COVID-19 sont présentement rares, mais ils existent, néanmoins.

 

Publié le

Coronavirus. Le virus peut-il être transporté par les poils du chat ?

Les chats peuvent être infectés sans transmettre le virus à l’homme démontre une étude. Même si le virus se pose et est transporté par les poils de l’animal questionne un lecteur ? Ouest-France vous répond.

La question de la contamination entre l’homme et l’animal reste un sujet d’inquiétude des lecteurs. Ces dernières semaines, plusieurs cas d’animaux contaminés par le Covid-19 ont été recensés dans le monde. Un tigre à New York, des chiens et des chats à Hong Kong et Wuhan, en Chine.

L’infection d’un chat en Belgique avait beaucoup ému la sphère des réseaux sociaux. Beaucoup craignant que l’information n’incite des personnes ne cherchant pas à bien comprendre le sujet à se débarrasser de leur chat. Il est important de rester factuel et précis sur cette question.

Les interrogations envoyées à notre rédaction le démontrent encore au quotidien. À l’image de ce courriel : « Si je touche une surface contaminée, et que je touche ensuite une autre surface, on est d’accord que je la contamine ? Maintenant, j’ai une question, si mon voisin ou ma voisine sont infectés par le coronavirus, et que leur chat vient dans mon jardin, il peut également contaminer des surfaces si les pattes ou les poils sont infectés non ? J’ai vu qu’il n’y avait pas de transmission du virus par les animaux domestiques, mais je ne comprends pas pourquoi mes vêtements pourraient être contaminés, et pas les poils d’un chat. »

Impact négligeable

Pour cette question délicate, nous nous sommes tournés vers deux spécialistes. À commencer par Daniel Camus, infectiologue à l’Institut Pasteur de Lille (1). Et la réponse se veut sans ambiguïté, mais toujours avec les réserves scientifiques d’usage : « Il y a une chance infime qu’il y ait un risque de contagion. » La probabilité est jugée « négligeable », assure Daniel Camus. « Maintenant scientifiquement, on ne peut pas dire que c’est impossible. » Une infime réserve qui tend plutôt à renvoyer en un trait d’humour au sketch culte de Jean-Marie Bigard sur la chauve-souris. « J’ai entendu à la radio qu’on a une chance sur 10 milliards d’être mordu par une chauve-souris enragée. Mais bon admettons… »

Que donne l’explication scientifique de Daniel Camus ? « Nous ne pouvons pas être dans une atmosphère stérile de Covid-19. Nous ne pouvons réaliser un contrôle parfait de l’environnement que dans de petits espaces comme une chambre stérile, tient d’abord à expliquer l’infectiologue. Pour la suite. « Il y a tout de même très peu de probabilité qu’il y ait un virus sur le poil d’un chat. Une personne ne crache pas sur un chat. Mais bon, pour la démonstration admettons que ce soit possible. »

Cela dit, il poursuit. « Quelle est la probabilité que ce virus soit infectieux ? C’est très faible. Il faut qu’il ait une charge virale importante. Il faut aussi savoir que le corps ne s’infecte pas par un seul virus. S’il n’y en a qu’un, il va s’en débarrasser. Il faut une charge virale suffisante pour que le virus s’installe et commence son cycle infectieux sur l’homme… Mais bon pour la démonstration, admettons… »

Vient ensuite la question du facteur temps. « Plus le temps passe, plus le virus perd de sa charge virale. Il n’est que de quelques heures de vie dans l’atmosphère, disons 48 heures en prenant large, avec le temps il s’autodétruit. Vous voyez que si l’on combine tous ces facteurs, le risque est bien négligeable. »

Fortement improbable

Une étude récente faite en Chine appuie ce raisonnement. Daniel Camus, tout en disant que ce risque est extrêmement faible rappelle les règles de précaution que les humains doivent d’abord s’appliquer à eux-mêmes, en rentrant chez eux, « se déchausser, passer ses pieds sur une serpillière avec un peu d’eau de javel, enlever son manteau et se laver les mains. »

La synthèse est bien faite au final par Guy Gorochov, chef au département d’immunologie, à la Sorbonne université. Non sans humour. « Tout est possible, mais tout est aussi fortement improbable en dehors d’une contamination interhumaine directe par “postillons” lors de la toux. Bien entendu, si votre voisin vient de déclarer la maladie, qu’il crache sur son chat et que vous caressez le chat juste après, et qu’ensuite vous léchez votre main il y a un vrai risque, mais que je vous laisse évaluer. »

Et des choses qui sont comme « avant », les récompenses !