
Le Comtois et sa crinière blonde
Le cheval de trait comtois a pour berceau le plateau de Maîche dans le Doubs au cœur du massif jurassien.
Le relief et le climat rigoureux sont à l'origine de ce cheval rustique.
Au fil du temps ce cheval résistant a conquis toute la Franche-Comté. Aujourd'hui le Comtois est présent et apprécié dans toutes les régions montagneuses de France.
Ce cheval de trait est issu du croisement entre les juments locales et des étalons germaniques.
Ces capacités en firent un cheval de guerre utilisé aussi bien pour la cavalerie que le trait de l'artillerie. Son utilisation répétée pendant les batailles livrées successivement par Louis XIV et Napoléon fit fortement diminuer les effectifs de la race.
Il faut attendre le 20ème siècle pour que des passionnés reprennent une sélection méthodique et c'est en 1919 que le Syndicat du Cheval Comtois ainsi que le stud-book de la race voient le jour.
Actuellement, le Comtois est la première race de cheval de trait en France.

Comtois à la robe baie
Le cheval de trait comtois possède une taille moyenne de 1,50m à 1,65m pour un poids oscillant de 650 à 800kg.
Le Comtois est caractérisé par une tête expressive, sentiment renforcé par des oreilles très mobiles.
Le corps du Comtois est à la fois compact et puissant campé sur de bons aplombs aux articulations fortes.
La robe très reconnaissable du Comtois est l'alezan aux crins lavés, c'est à dire marron avec une crinière blonde. La robe baie (poils marrons et crins noirs) est plus rare mais acceptée.
Les balzanes (marques blanches sur les membres) et les listes (bande blanche sur la tête) sont à éviter.

Poulain comtois
Encore aujourd'hui, il est indispensable en tant que cheval de trait dans les zones forestières pour sortir les troncs, là où les tracteurs abîmeraient trop le sol. Le succès croissant du Comtois vient de sa polyvalence, il prend une part en constante augmentation comme cheval de loisirs, aussi bien monté qu'attelé. De nature calme et docile, il convient parfaitement à l'équitation de loisirs.
Le cheval comtois est également élevé pour sa viande.
Comme beaucoup de chevaux de trait, à l'arrivée de la mécanisation dans les exploitations agricoles, c'est la filière bouchère qui a permis de sauver la race.
Aujourd'hui, les jeunes mâles destinés à la consommation sont majoritairement exportés en Italie. Pourtant, depuis 2001, une traçabilité de la viande issue du Comtois est mise en place et cette démarche qualité a permis l'intégration du Comtois dans les rayons boucherie de supermarchés régionaux avec succès. Les poulains bénéficiant de cette traçabilité ont pour qualités d'être nés et élevés en Franche-Comté, de race comtoise et âgés de moins de 22 mois.